Helene Colpin en Inde!!

En ce début de semaine j’étais censée écrire un article sur l’arrivée de la mousson, initialement prévue à Delhi le 29 juin d’après mes sources. Mais non, d’après d’autres sources, celle-ci aura beaucoup de retard. N’empêche que ça fait une semaine qu’on a un climat très chaud et humide de pré-mousson et que c’est super éprouvant.

Depuis une semaine la canicule sévit à Delhi, vous vous souvenez de la canicule en France, je vous laisse imaginer une canicule en Inde.
Tout les jours ou presque ou atteint voir dépasse les 45°C et les 60% d’humidité ne font qu’amplifier la sensation de chaleur et on atteint facilement les 47° ressentis.
Pour vous plonger dans l’été indien voilà quelques exemples de sensations que vous n’aurait jamais en France :
-se « brûler » (ou presque) la plante des pieds marchant pied nu dans son appart.
-se « brûler » les mains en touchant les poignets de porte de votre chambre.
-avoir l’impression que les vêtements sortent du sèche-linge quand on s’habille…
Bref tout ce qui nous entoure absorbe la chaleur c’est assez impressionnant.

Les ventilateurs (ou la clim’ mais je ne l’ai pas chez moi) et l’eau sont donc indispensables si on ne veut pas se transformer en êtres humains lyophilisés. Le problème c’est que quand 10 million d’habitants ont besoin de clim’ ça consomme énormément et je pense vous avoir déjà parlé des infrastructures indienne en matière d’électricité.
Donc si vous suivez mon raisonnement digne des plus grands bacheliers scientifiques : demande en énergie en hausse+infrastructure indienne=pénurie d’électricité.
Donc depuis une semaine les coupures de courant se font de plus en plus nombreuses et de plus en plus longues, particulièrement la nuit. N’ayant pas de batterie de secours dans mon appartement, les ventilateurs s’arrêtent et on se met à transpirer. En deux minutes je suis aussi trempée qu’à la fin d’un entrainement d’escrime sauf que là je ne bouge pas le moindre orteil et ce n’est pas Narta qui viendra à mon secours.

Mais les problèmes d’électricités entraînent pas que des problèmes de transpiration.
Bien sûr on se retrouve à devoir passer des soirées à la bougie, la journée au bureau les ordinateurs peuvent s’éteindre subitement (quand les écrans ne crament pas à cause du léger manque de linéarité de la tension fournie par notre générateur), en ville les feux de circulation cessent de fonctionner et ça devient un peu la pagaille.

La pénurie d’électricité n’est pas la seule pénurie à laquelle nous faisons face en ce moment.
Il commence en effet à y avoir des problèmes d’approvisionnement en eau.
Des petites manifestations ont d’ailleurs eu lieu à Delhi la semaine dernière dans certain quartiers.
Il fait dire que bien que l’eau soit une denrée des plus précieuses des litres et des litres sont gâchées quotidiennement. D’après « The time of India » 45% de l’eau se perd lors de son transport à Delhi. C’est fou mais quand on voit les camions citernes et la façon dont ils sont remplis notamment plus rien ne nous étonne.

En fait les camions, dont la citerne est ouverte par le dessus passent sous un énorme tuyau qui est censé déversé l’eau directement dans le réservoir ou bien souvent à coté car ce n’est pas super évident de viser. Quand le camion est rempli il laisse la place au suivant mais bien sûr, entre deux, personne ne ferme le robinet…

Autre problème lié à l’eau, moins grave celui-ci, le problème de la douche. Le plus grand plaisir des mes journées pourrait être celui de la douche froide.
Mais chez moi l’eau puisée, quand on n’oublie pas de brancher la pompe (sinon pas d’eau), est stocké dehors dans un gros réservoir. Et avec la température extérieure qui oscille entre 35° la nuit et 45° la journée quand on tourne le robinet d’eau froide, oh surprise, c’est de l’eau chaude qui coule.

Avec ces conditions climatiques de l’extrême j’ai réalisé que le plus grand plaisir de la vie était la consommation d’eau, pour boire, se laver, se rafraîchir… Bon pour moi ses conditions ne sont que temporaires alors ce n’est pas grave mais il y a des gens en Inde et ailleurs pour qui l’approvisionnement en eau est une préoccupation quotidienne alors pensez-y quand vous ouvrez le robinet et que de l’eau pure et fraîche coule toute seule.



4 commentaires concernant l'article“Pénuries, le quotidien de l’été indien”

  1. maman a dit :

    ok ok message reçu pour la consommation d’eau
    ça doit être terrible pour les indiens car ils y sont confrontés toute leur vie
    pour toi ça ne sera qu’une expérience parmi tant d’autres mais qui te permettra une prise de conscience des difficultés de certains peuples.
    bon un peu d’humour : je ne pensais pas qu’il y avait besoin de panne des feux de circulation pour que ce soit la pagaille sur les routes :wink: :wink: :wink:

  2. sofilul a dit :

    Cela ne va pas aller en s’arrangeant dans les années à venir!!!! :sad:

  3. mhd a dit :

    hello,

    rien de plus difficile que de vivre/travailler et dormir dans une atmosphère suffocante qui plus est humide, je te comprends car j’ai vécu la même chose en moins extrême en Algérie l’été, la pénurie d’eau est aussi de la partie, ainsi que les coupures d’élec. Mais il ne fesait “que” 35 à 40 degrés.
    C’est assez révoltant de voir le taux de gaspillage de l’eau, il y en a théoriquement suffisamment pour tous les humains sauf que c’est tellement mal distribué…bref je ne vais pas m’étaler sinon je pourrais faire toute une dissert!

    encore un point de vue extrêmement pertinent sur l’un des aspects de l’Inde.Bravo Helena!

    Porte toi bien, et bon courage!

  4. helene singing in the rain a dit :

    Bonne nouvelle, la mousson est enfin arrivée, avec un peu moins de retard que ce que l’ont pouvait craindre!

    Et je n’ai jamais été aussi contente de voir de la pluie! Il fait relativement “frais” même s’il fait très très humide.
    Et pour l’instant ce n’est pas encore le déluge!

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