Helene Colpin en Inde!!

Pour des raisons de VISA arrivant à expiration j’ai été « forcée » de m’exiler au Népal une dizaine de jours. Comme vous pouvez l’imaginer l’exil n’a pas été un trop gros sacrifice. En effet, il fut l’occasion pour moi de m’immerger au sein de la culture Tibétaine. Lire des livres sur le Tibet n’est pas tout, mais aller sur le terrain se rendre compte des difficultés de ce peuple, qui lui est en exil forcé, fut un des moments les plus enrichissant de ma petite vie.

Durant un peu moins de dix jours, par le biais de l’association Solhimal (Aide au Tibet et aux peuples de l’Himalaya), j’ai participé à une mission éducative dont le but était de donner des cours d’informatique à des enfants Tibétains à la « Srongsten Bhrikuti Boarding Highschool ».

Arrivée dans le petit « Tribhuvan International Airport » de Katmandou, j’y ai été accueilli par une jeune Tibétaine travaillant à l’école, Kelsang, et par Tenzin, un ami à elle. De là, un taxi nous a transporter jusque jusqu’à la destination tant rêvée, Bodhana, le plus grand Chrörten du Népal, au cœur du quartier Tibétain.

Malgré le début d’une averse de mousson nous en avons fait le tour comme le font quotidiennement des centaines et des centaines de Tibétains. J’étais en admiration devant… un peu tout en fait, le gigantisme du chörten (ou Stupa)(souvenez-vous de Tintin au Tibet… il faut passer à gauche), le mélange des couleurs des drapeaux Tibétains y étant suspendus et bien sûr la vue des doux visages de ces Tibétains, moines ou non, en faisant le tour avec ferveur.

Bodhana Katmandou

Bodhana Katmandou

Après avoir bu mon premier « lemon ginger tea », j’en aurais bu des dizaines durant mon court séjour, Kelsang et moi avons quitté Tenzin pour nous rendre à l’école qui m’a généreusement logé et nourri ces dix jours.
De Bodhana, à pied, nous avons emprunté une route rendue boueuse par la mousson qui nous mena jusqu’aux porte de l’école. En empruntant ce chemin (et d’autres dans Katmandou), on se rend compte du fait que contrairement à l’Inde nous ne sommes pas dans un pays émergent mais bel et bien dans un des pays les plus pauvres du monde. A part quelques grosses routes en à peu près bon état la plupart des rues, quand elles ne sont pas justes en terre, sont ornementées de nid de poules (enfin on pourait dire de poulaillers entiers) qu’on sent bien passer sous les roues de petits taxis qui remplace les auto-rickshaw que j’ai l’habitude de prendre à Delhi. Enfin le résultat est le même, il faut avoir les vertèbres bien attachées.

rue Katmandou

Après dix minutes de marche à peine me voilà pénétrant dans la magnifique école. A ma grande surprise je la découvre très grande (composé de 5 bâtiment : un pour les bureaux, un autre pour l’école en elle-même, un pour la maternelle et deux pour le logement des élèves et personnels), neuve, très propre.

ecole Schrongtsen katmandou

Kelsang me fait ensuite découvrir son petit appartement qui n’a pas grand-chose à envier à ceux dans lesquels j’ai vécu au cours de mes études. Les deux chambres, le coin cuisine, la salle de bain, étaient joliment décorée au style Tibétain. Je découvre ensuite ma chambre et nous nous rendons à la cantoche déguster mon premier repas Tibétain une « thupka », soupe traditionnelle sous forme d’un bouillon, de légumes, d’espèce de grosse tagliatelles toutes fines et ô miracle de la vie du BŒUF!!! Pour la première fois depuis six mois mes papilles ont donc, avec un grand plaisir, retrouvé le goût du bœuf.

thupka

La soirée s’est terminée chez Kelsang qui, autour d’un délicieux thé au gimgembre, m’a parlé du Tibet, de sa vie de Tibétaine au Népal.
Kelsang est, comme beaucoup d’enfant de l’école, parrainée par ce qu’ils appellent un « sponsor » français. Chaque mois, par le biais de Solhimal, les filleules soient orphelins, soient très pauvres reçoivent de l’argent de la part de leur parrain afin de payer les frais de scolarité qui s’élèvent en moyenne à 200€ par ans pour un enfant interne, une fortune. Sans ses parrainages beaucoup n’auraient pas accès à l’éducation et malheureusement sans éducation au Népal comme ailleurs les perspectives d’avenir sont assez moroses pour ses enfants dont les familles ne parlent parfois que Tibétain.
Mais un parrain, plus qu’un simple généreux donateur et aussi là pour accompagner, soutenir, conseiller le filleul qui, outre d’argent, à besoin de quelqu’un sur qui compter pour pouvoir s’imaginer un avenir.

Après une nuit à m’être battue avec les moustiques (oui on m’avait menti, je cris au scandale!!! j’avais lu qu’en altitude et dans une ville polluée, aucun risque d’en croiser… c’était sans compter sur l’humidité de la mousson, du coup je n’avais ni ma moustiquaire ni mon répulsif sur moi) à sept heure je suis allée petit-déjeuner avec d’autres tibétains. Le petit dej’ était composé de brioches vapeur et du fameux thé au beurre. La première gorgée fut moins pire que ce que j’avais pu imaginer. Mais je n’ai tout de même pas réussi le finir, c’est le cas de le dire le thé au beurre salé dés le matin ce n’est pas ma tasse de thé.
Suite au petit dej’ Kelsang et Tenzin m’ont emmené visiter Swayambhu, un autre grand chörten sur les hauteurs de Katmandou. Celui-ci est composé d’une première partie dans laquelle se trouvent de grandes statues dorée et d’autres petits chörten.

palais des vents de jaipur

palais des vents de jaipur

Plus haut sur la colline nous nous retrouvons au royaume des macaques où les Tibétain achètent des bananes pour les donner à ces animaux qu’ils vénèrent (Les Tibétains se disent descendre d’Avalokitésvara, le bodhisattva de la compassion originellement apparu sous la forme d’un singe).

palais des vents de jaipur

Encore plus haut se trouve un nouveau très imposant chörten autour du quel gravitent temples, statues en tout genre, boutiques et bien sur pèlerins.

palais des vents de jaipur

palais des vents de jaipur

Redescendus de notre colline nous nous arrêtons pour manger dans un lieu peu commode, une espèce de cave sans fenêtre, aux murs en terre soutenus par des poutres. A l’intérieur, dans la pénombre, un vieil homme, armé de son petit réchaud y cuisinait un plat Népalais, des pommes de terres méga épicées, un délicieux ragout de bœuf servie avec des céréales.
Une marche digestive nous a ensuite conduit chez Tenzin qui tenait à me présenter à sa famille puis dans un jolie Gompa (monastère) dans lequel vit un ami à Kelsang, un jeune moine Bouthanais, portrait craché du Dalaï Lama dans sa jeunesse.

palais des vents de jaipur

Il ne parlait pas anglais, nous n’avons pas pu discuter mais sa présence n’en a pas été moins enrichissante, il était là assis en tailleur, la voix et l’attitude très posées.
C’est sur ce moment de détente que ma première journée tibéto-népalaise c’est terminée.

La suite très bientôt…



3 commentaires concernant l'article“Au cœur de la vie des réfugiés Tibétains de Katmandou 1”

  1. guillaume a dit :

    ahhhhhhhhhhh !!!
    enfin tu as ete quelque peu negligeante, et tu vas enfin choper un truc “exotique” = entre nous, je te conseille plutot le palu plutot que la fievre jaune, tu me raconteras :razz: :wink:
    bonne decouverte du nepal

    a tantot sur lille (noublie pas de me prevenir quand tu y es)

    Guillaume
    live from transylvania

  2. helene a dit :

    Et la dengue c’est pas mal non plus non je pense? :-P Je te ramène ma maladie tropicale dans deux semaines, ça te fera un super cas d’étude!

    à bientôt (Enjoy transylvania ;-) )

  3. jean-marc a dit :

    Salut hélène,
    J’attend le récit de la suite de ton séjour avec impatience, j espére et je n’en doute pas que tout c est bien passé et que ta découverte de Kathmandu a été à la hauteur de tes espérances.
    Me voila de retour en France, la tête encore un peu dans les nuages himalayens…
    A très bientôt donc, petite précision il faut écrire Kalsang et non Kélsang.
    Bonne fin de stage.
    jm

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