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Catégorie ‘Le sous continent’


Bien que n’étant pas La Fan suprême du cinéma Bollywoodien je commence à apprécier le genre et ayant la chance d’avoir comme voisin “Ganesha”, non pas un dieu à tête d’éléphant mais une boutique indienne j’en profite pour me constituer une petite médiathèque.

De plus, la sortie de “My Name Is Khan” a réveillé en moi l’envie de parler du cinéma Indien. Je vais donc passer en revue quelques films “indian style” que j’ai pu apprécier (ou pas).

Commençons donc par ce film sortie cette semaine en France (10 copies disponibles pour l’ensemble des cinémas Français contre 40 en Pologne… c’est ce qu’on appelle l’exception culturelle Française) avec dans le rôle principal le fameux Shahrukh Khan, LA grande star indienne.
Je me souviens d’une de mes premières conversations avec mes collègues indiennes qui m’ont tout de suite demandé si j’aimé Sharukh Khan… Inculte comme je l’étais en matière de cinéma indien j’aurai pu leur répondre “c’est quoi? ça se mange?”

Pour résumer, ce film parle d’un indien musulman, au comportement déroutant, souffrant d’une forme d’autisme l’obligeant à dire tout ce qu’il pense mais pas à dévoiler ses sentiments les plus profonds. Quittant l’Inde pour rejoindre son frère aux Etats-Unis il tombe amoureux d’une jolie coiffeuse hindou, super cool, trop jolie et tout et tout (premier ingrédient d’un bon bollywood). Mais portant un nom musulman, sa famille se retrouve bientôt persécutée en conséquence des agissements de la troupe d’un certain Oussama… S’en suit une série de mésaventures qui le pousse à parcourir les USA pour scander haut et fort “My Name Is Khan and I’m not a terrorist”.

Petite anecdote liée à ce film: lorsque Sharuckh Khan s’est rendu à Chicago pour en faire la promo, il s’est retrouvé coincé pendant une heure à l’aéroport par les services d’immigration le questionnant parce que sa tête et son nom étaient un peu trop typé musulman pour passer inaperçus voyez-vous. Drôle de coïncidence!

Certains trouverons ce film niais, longuet… Certes certaines scènes sont superflues et super-kitches mais il ne faut pas les prendre au premier degrés. D’autres dirons que c’est plein de bons sentiments et j’ai envie de leur dire
“bin oué et alors”.
Moi, ce film m’a rappelé que les indiens avaient un coeur grand comme ça et que leur gentillesse et leur simplicité était unique… C’est sur que ce ne sont pas les bons vieux franchouillards toujours à se plaindre sans jamais apprécier les choses les plus simples qui se reconnaitront là mais ça fait tellement du bien d’aller voir un film plein de joie de vivre, drôle avec sa petite touche indienne qui lui donne encore plus de charme!

La première partie du film est vraiment géniale, la seconde un peu plus kitch notamment avec un passage superflu en Louisiane ravagé par l’ouragan qui n’a pas grand chose à faire là (si ce n’est montrer que des musulman des et noirs chrétiens peuvent s’entraider) mais l’interprétation magistrale et touchante de Shahrukh Khan me pousse à vous dire de courir le voir, si vous faites partie des chanceux ayant une bonne salle de ciné près de chez eux.

Je vais m’arrêter là mais vous proposerez prochainement mon humble avis sur des films comme Rab Ne Bana Di Jodi (un vrai de vrai bollywood, toujours avec Shahrukh Khan), Love Aaj Khal, Three Idiots et sur le pire film qu’il m’ait été donné de voir je crois Mujhse Shaadi Karogi (bin oui il faut bien de gros navets de temps en temps).

Tout ça me rappelle à quel point l’inde et surtout les indiens me manquent mais excellente nouvelle: puisque je n’irais pas en Inde dans les prochains mois l’Inde va venir à moi!
Deux de mes meilleures amies indiennes avec qui j’ai passé des moments fabuleux seront en France pour l’une, Deepshika, et en Angleterre pour l’autre, Munmun, cet été. Il est bien sur prévu que nous passions du temps ensemble et j’en trépigne déjà d’impatience.

लव हेलेना

Ecrit le 27 mai 2010 par helene  |  2 commentaires »

Ce matin je me suis réveillée et comme bien souvent j’ai pensé à l’Inde! Mais ce matin n’était pas un matin ordinaire puisque que c’était en quelques sorte l’anniversaire de ma découverte des sommets Himalayens.
Il y a un an, je venais de passer une nuit glaciale à camper au milieu de nulle part, quelque part dans l’Himachal Pradesh, entourée par les très hauts sommets et rien d’autre.

rothang

Depuis que je suis rentrée l’appel de l’Himalaya se fait toujours aussi fort et envoutant. Aujourd’hui est donc une bonne occasion pour introduire “mon” nouveau projet himalayen.

Ce nouveau projet est en continuité avec celui réalisé l’année dernière lorsque je suis partie enseigner l’info aux élèves d’une école de Katmandou.

Il se présenterait sous la forme d’un “trecking solidaire” entre Katmandou et Timure (village à 2km de la frontière Tibétaine) en passant par le Langtang.

La mission serait composée de quelques élèves de mon école membres de l’association “5 Sommets 5 Continents” qui était déjà partie conquérir le Kilimandjaro et apporter de l’aide humanitaire dans sa vallée, ainsi que de membres de l’association Solhimal de soutiens aux peuples de l’Himalaya.
Et peut etre, de moi qui sait.
En attendant j’essaie d’apporter un maximum mon soutien à ce projet, ayant l’inestimable chance d’avoir déjà partager la vie des écoliers Tibétains lors d’une mission à Katmandou.

Le programme précis reste à définir mais le départ est prévu fin juillet pour revenir, la tête encore dans les nuages, fin aout.
Dans un premier temps, nous travaillerions dans plusieurs écoles de Katmandou dont la Srongtsen School, à laquelle je suis particulièrement attachée et pour laquelle j’aimerai notamment trouver des fonds pour subventionner une connexion Internet.

Vous pouvez télécharger mon résumé de la situation à l’école ici (en anglais).

Après quelques pérégrinations dans le Langtang nous rejoindrions donc le village de Timure où Solhimal été déjà intervenu.

J’actualiserais cet article au fur et à mesure de l’avancé du projet.
N’hésitez pas à me contacter pour en savoir plus ou si vous souhaitez nous apporter votre aide de quelque manière que ce soit notamment matériel et financière (sous forme de don à une association donc déductible d’impôts… bin oui c’est un peu le nerf de la guerre).

Ecrit le 3 avril 2010 par helene  |  1 commentaire »

Retour sur les bancs de l’école :
C’est le dimanche que je me suis remise dans le rythme scolaire et ai donné mes premiers cours.
Au sein de l’école les journées des élèves suivent un planning rigoureux auquel j’ai due m’habituer sans tarder.
Réveil au son de cloche à 5h30, footing, à 6h prière en chantant (j’ai encore l’air en tête), puis à 7 petit déjeuné avant d’entamer les heures d’études obligatoires, cela jusque 9h.
Les cours débutent à 9h30. Avant de se rendre dans leur classe respective les enfants et professeurs se rassemblent dans la cours afin d’entonner l’hymne nationale Tibétaine.
L’après-midi après les cours qui finissent vers 16h, un moment de détente leur ai accordé puis ils doivent retourner en étude cela jusqu’à l’heure de manger.
Après la prière, à 21h25 précisément, extinction des feux tout le monde par se coucher… et moi aussi car mine de rien c’est fatiguant de retourner à l’école.

Pour mon premier jour, après avoir rencontré le Vénérable Lama Jampa directeur de l’école à la robe de moine le principal de l’école m’a demandé de le suivre jusque dans la cours où il a souhaité me présenter aux élèves.

Bodhana Katmandou

Dans un premier temps, du fond de la cours, j’ai écouté les enfants en uniformes chanter leur hymne sur le rythme des tambours, cors et cymbales à en donner des frissons.
Le principal m’a ensuite appelé à “l’avant de la scène” et m’a présenté, j’ai ensuite du dire quelques mots aux prés de 700 élèves alignés devant moi tels des “petits soldats”.
Mon discours improvisé me permis d’introduire brièvement ma mission, mon parcours et surtout de remercier l’école et les élèves pour leur accueil.

Mon premier cours fut tout aussi improvisé.
Moi qui pensais assister les deux professeurs d’informatique je ne les ai, en fait, pas vraiment assisté mais plutôt remplacé, ces derniers n’étant pas à la base spécialistes informatique ils ont préféré me laisser toutes les libertés quand au contenu du cours qu’ils m’ont laissé dispenser seule face aux élèves.
Ayant appris quel serait le contenu de ma mission à peine une semaine avant d’atterrir à Katmandou j’ai un peu été prise au dépourvu et ai du faire preuve d’imagination pour ma première journée de cours.
Les cours ne durant que quarante minutes cela passe vite, surtout quand on a face à soit des élèves curieux (enfin j’avoue plus curieux de me connaître et de connaitre mon pays que curieux du fabuleux monde de l’informatique).
Ayant six classes différentes à voir dans la même journée, du grade 4 (10 ans) au grade 7 j’ai emprunté les livres d’informatique de chaque niveau à des élèves et au prof pour pouvoir préparer un cours un peu structuré et j’ose l’espérer intéressant.
Pour les deux classes de niveau 7 aucun cours d’informatique n’étaient prévu à l’origine, je me suis donc inspiré de leur questions pour trouver des sujets qui puissent les intéresser.
Cette semaine de cours fût un très bon exercice pour moi mais c’est surtout le contact, qui est très bien passé, entre les jeune Tibétains et moi qui aura été une formidable expérience, indescriptible à travers ce blog.

Prières tibétaines:
Ma première journée de cours finissant vers 16h, j’ai ensuite accompagnée Kalsang à Bodhna où elle se rendait pour prier,se recueillir et rencontrer ses amis pour parler de son pays plutôt que d’autres futilités. J’aurai beaucoup appris à son contact, c’était super.

Nous avons commencé par en faire le tour (dans le sens des aiguilles d’une montre sinon c’est signe de mauvais karma) en faisant tourner les moulins à prière incrustés dans ses murs.

Bodhana Katmandou

Si nous en avons fait le tour sur nos deux pieds, certains tibétains étaient bien plus courageux et en faisaient le tour en se prosternant, s’allongeant puis se redressant, avançant à peine à chaque mouvement. A l’intérieur du stupa d’autres avaient choisi la solution de facilité en s’allongeant et se redressant directement sur des planches en bois face aux yeux du Boudha les contemplant.

Kalsang en a fait de même. Mais avant cela j’ai assisté à un des moments les plus poignant de mon séjour. Nous nous sommes assis avec d’autres tibétains pour prier et là j’ai vraiment pris une grosse claque, c’était tellement beau. Les prières tibétaines ne sont pas mornes comme celles que j’ai pu entendre à l’église. Les tibétains prient en chantant sur des airs joyeux, s’arrêtent pour discuter, rigoler, il n’y a rien de très solennelle et j’ai trouvé ça vraiment super.

Bodhana Katmandou

Encore une fois, observer toutes ces traditions, en direct aura était fabuleux. Je suis fascinée par ce peuple aux coutumes si différentes des notres qu’ils font tout pour préserver malgré leurs difficultés.
Le jeudi soir, lors de ma balade quotidienne, j’ai assisté à un rassemblement de centaines de tibétains armés de leurs drapeaux, de bougies, de banderoles, ils faisaient calmement le tour du stupa, histoire de ne pas oublier d’où ils viennent et d’espérer pouvoir y retourner un jour. Même chose le samedi matin, après un lâché de ballons auxquels étaient accrochés des drapeaux du Tibet les tibétains se sont rassemblés pour chanter leur hymne.
Des moments comme ça font réfléchir et donnent vraiment envie de se battre pour la défense des cultures de chaque peuples qu’ils soient tibétains ou non.
Si je ne devais retenir qu’une chose de mes voyages à travers le sous continent, c’est à quel point la diversité des cultures est on ne peut plus enrichissante et qu’il faut à tout prix la préserver.

Bodhana Katmandou

D’ailleurs parlons un peu d’une autre culture, celle du Népal.
Durant mon court séjour je me suis tout de même sortie de mon quartier Tibétain et ai flâné un peu en ville.
Rendez-vous incontournable des touristes, je me suis rendue à Durbar Square. Une place pleine de vieux temples hindouistes.

Bodhana Katmandou

La place est très jolie mais trop touristique pour moi, à peine sortie du taxi de pseudo-guides vous accoste pour vous proposer de tout vous expliquer sur la culture népalaise au meilleur prix, les rickshaws vous proposent une visite du vieux Katmandou sur trois roues, d’autres veulent à tout prix vous vendre leur gadgets souvenirs.
Au milieu de tout ça, des groupes de touristes de partout.

Cherchez l’intrus :

Bodhana Katmandou

J’ai préféré fuir tout ça et me suis aventurée dans les rues avoisinantes très commerçante également mais j’ai apprécié découvrir ces ruelles typiques.

Bodhana Katmandou

Bodhana Katmandou

Du poisson à Katmandou… on se demande d’où il vient!

Bodhana Katmandou

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’en découvrir beaucoup plus.
J’aurai rêvé avoir le temps d’aller visiter les villages avoisinant tels que Bakhtapur et même partir en treck mais ça sera pour une autre fois.

Pour ce qui est des hauts sommets, j’ai juste pu les contempler et rêvasser à leur conquête d’au dessus des nuages sur le chemin du retour.

Bodhana Katmandou

L’Himalaya vu du ciel

En tous cas c’est sur je leur dit à très bientôt ;-)

Ecrit le 11 août 2009 par helene  |  6 commentaires »

Pour des raisons de VISA arrivant à expiration j’ai été « forcée » de m’exiler au Népal une dizaine de jours. Comme vous pouvez l’imaginer l’exil n’a pas été un trop gros sacrifice. En effet, il fut l’occasion pour moi de m’immerger au sein de la culture Tibétaine. Lire des livres sur le Tibet n’est pas tout, mais aller sur le terrain se rendre compte des difficultés de ce peuple, qui lui est en exil forcé, fut un des moments les plus enrichissant de ma petite vie.

Durant un peu moins de dix jours, par le biais de l’association Solhimal (Aide au Tibet et aux peuples de l’Himalaya), j’ai participé à une mission éducative dont le but était de donner des cours d’informatique à des enfants Tibétains à la « Srongsten Bhrikuti Boarding Highschool ».

Arrivée dans le petit « Tribhuvan International Airport » de Katmandou, j’y ai été accueilli par une jeune Tibétaine travaillant à l’école, Kelsang, et par Tenzin, un ami à elle. De là, un taxi nous a transporter jusque jusqu’à la destination tant rêvée, Bodhana, le plus grand Chrörten du Népal, au cœur du quartier Tibétain.

Malgré le début d’une averse de mousson nous en avons fait le tour comme le font quotidiennement des centaines et des centaines de Tibétains. J’étais en admiration devant… un peu tout en fait, le gigantisme du chörten (ou Stupa)(souvenez-vous de Tintin au Tibet… il faut passer à gauche), le mélange des couleurs des drapeaux Tibétains y étant suspendus et bien sûr la vue des doux visages de ces Tibétains, moines ou non, en faisant le tour avec ferveur.

Bodhana Katmandou

Bodhana Katmandou

Après avoir bu mon premier « lemon ginger tea », j’en aurais bu des dizaines durant mon court séjour, Kelsang et moi avons quitté Tenzin pour nous rendre à l’école qui m’a généreusement logé et nourri ces dix jours.
De Bodhana, à pied, nous avons emprunté une route rendue boueuse par la mousson qui nous mena jusqu’aux porte de l’école. En empruntant ce chemin (et d’autres dans Katmandou), on se rend compte du fait que contrairement à l’Inde nous ne sommes pas dans un pays émergent mais bel et bien dans un des pays les plus pauvres du monde. A part quelques grosses routes en à peu près bon état la plupart des rues, quand elles ne sont pas justes en terre, sont ornementées de nid de poules (enfin on pourait dire de poulaillers entiers) qu’on sent bien passer sous les roues de petits taxis qui remplace les auto-rickshaw que j’ai l’habitude de prendre à Delhi. Enfin le résultat est le même, il faut avoir les vertèbres bien attachées.

rue Katmandou

Après dix minutes de marche à peine me voilà pénétrant dans la magnifique école. A ma grande surprise je la découvre très grande (composé de 5 bâtiment : un pour les bureaux, un autre pour l’école en elle-même, un pour la maternelle et deux pour le logement des élèves et personnels), neuve, très propre.

ecole Schrongtsen katmandou

Kelsang me fait ensuite découvrir son petit appartement qui n’a pas grand-chose à envier à ceux dans lesquels j’ai vécu au cours de mes études. Les deux chambres, le coin cuisine, la salle de bain, étaient joliment décorée au style Tibétain. Je découvre ensuite ma chambre et nous nous rendons à la cantoche déguster mon premier repas Tibétain une « thupka », soupe traditionnelle sous forme d’un bouillon, de légumes, d’espèce de grosse tagliatelles toutes fines et ô miracle de la vie du BŒUF!!! Pour la première fois depuis six mois mes papilles ont donc, avec un grand plaisir, retrouvé le goût du bœuf.

thupka

La soirée s’est terminée chez Kelsang qui, autour d’un délicieux thé au gimgembre, m’a parlé du Tibet, de sa vie de Tibétaine au Népal.
Kelsang est, comme beaucoup d’enfant de l’école, parrainée par ce qu’ils appellent un « sponsor » français. Chaque mois, par le biais de Solhimal, les filleules soient orphelins, soient très pauvres reçoivent de l’argent de la part de leur parrain afin de payer les frais de scolarité qui s’élèvent en moyenne à 200€ par ans pour un enfant interne, une fortune. Sans ses parrainages beaucoup n’auraient pas accès à l’éducation et malheureusement sans éducation au Népal comme ailleurs les perspectives d’avenir sont assez moroses pour ses enfants dont les familles ne parlent parfois que Tibétain.
Mais un parrain, plus qu’un simple généreux donateur et aussi là pour accompagner, soutenir, conseiller le filleul qui, outre d’argent, à besoin de quelqu’un sur qui compter pour pouvoir s’imaginer un avenir.

Après une nuit à m’être battue avec les moustiques (oui on m’avait menti, je cris au scandale!!! j’avais lu qu’en altitude et dans une ville polluée, aucun risque d’en croiser… c’était sans compter sur l’humidité de la mousson, du coup je n’avais ni ma moustiquaire ni mon répulsif sur moi) à sept heure je suis allée petit-déjeuner avec d’autres tibétains. Le petit dej’ était composé de brioches vapeur et du fameux thé au beurre. La première gorgée fut moins pire que ce que j’avais pu imaginer. Mais je n’ai tout de même pas réussi le finir, c’est le cas de le dire le thé au beurre salé dés le matin ce n’est pas ma tasse de thé.
Suite au petit dej’ Kelsang et Tenzin m’ont emmené visiter Swayambhu, un autre grand chörten sur les hauteurs de Katmandou. Celui-ci est composé d’une première partie dans laquelle se trouvent de grandes statues dorée et d’autres petits chörten.

palais des vents de jaipur

palais des vents de jaipur

Plus haut sur la colline nous nous retrouvons au royaume des macaques où les Tibétain achètent des bananes pour les donner à ces animaux qu’ils vénèrent (Les Tibétains se disent descendre d’Avalokitésvara, le bodhisattva de la compassion originellement apparu sous la forme d’un singe).

palais des vents de jaipur

Encore plus haut se trouve un nouveau très imposant chörten autour du quel gravitent temples, statues en tout genre, boutiques et bien sur pèlerins.

palais des vents de jaipur

palais des vents de jaipur

Redescendus de notre colline nous nous arrêtons pour manger dans un lieu peu commode, une espèce de cave sans fenêtre, aux murs en terre soutenus par des poutres. A l’intérieur, dans la pénombre, un vieil homme, armé de son petit réchaud y cuisinait un plat Népalais, des pommes de terres méga épicées, un délicieux ragout de bœuf servie avec des céréales.
Une marche digestive nous a ensuite conduit chez Tenzin qui tenait à me présenter à sa famille puis dans un jolie Gompa (monastère) dans lequel vit un ami à Kelsang, un jeune moine Bouthanais, portrait craché du Dalaï Lama dans sa jeunesse.

palais des vents de jaipur

Il ne parlait pas anglais, nous n’avons pas pu discuter mais sa présence n’en a pas été moins enrichissante, il était là assis en tailleur, la voix et l’attitude très posées.
C’est sur ce moment de détente que ma première journée tibéto-népalaise c’est terminée.

La suite très bientôt…

Ecrit le 10 août 2009 par helene  |  3 commentaires »