Helene Colpin en Inde!!

Catégorie ‘Le sous continent’


En attendant que je trouve le temps pour aligner quelques phrases et écrire mes articles sur le Ladakh je peux vous proposer une mini-expo-photo-virtuelle. Bon hors contexte vous n’allez peut être pas accrocher mais c’est juste en attendant d’avoir un peu plus de temps pour développer.

Voilà donc trois photos que j’ai sélectionnées parmi des centaines :

“Extrême”

Ladakh 2011

Cette photo prise dans un monastère met bien en valeur les conditions extrêmes dans lesquelles vivent les Ladakhis : altitude, aridité… mais met également en avant la débrouillardise de ces populations qui trouvent toujours des solutions pour s’adapter à ses conditions.
Comme le soulignent les deux moines contemplant le paysage, de telles conditions de vie ne doivent pas pousser au fatalisme mais au contraire à la sagesse et à la réflexion afin de s’y adapter de la meilleure façon qu’il soit : celle du respect des populations et de l’environnement.
Je me suis vraiment senti petite au milieu de ces sommets, dans ces déserts mais aussi et surtout à côté de ces Ladakhis dont l’optimisme et l’ingéniosité dont ils font preuve quotidiennement m’ont épaté.

“Le temps s’est arrêté au Ladakh”

Ladakh 2011

A l’image de ces manteaux de moines qui semblent figés dans cette salle de prière, j’avais un peu l’impression que le temps s’était arrêté au Ladakh.
Bien que n’étant partie que quelques semaines, ce voyage a été une réelle coupure avec ma vie d’ingénieur et m’a paru avoir durer bien plus longtemps en raison de toutes les découvertes, rencontres et émotions que nous avons pu y vivre.
Tout y est tellement différent, je n’ai pas seulement eu l’impression d’être dans un nouveau pays mais d’être dans un autre monde, dans un nouvel espace-temps.

“Réveil coloré en Himalaya”

Ladakh 2011

Cette photo prise de ma chambre à Chilling, au couché du soleil, représente bien ce que j’aime en Inde : les couleurs.
Ce qui m’a marqué en Himalaya c’est qu’on peut passer la journée au même endroit sans se lasser du paysage qui, grâce à aux variations de lumière, change continuellement.
Ciel teinté d’orage ou bleu-azur, arc en ciel, ocre des montagnes, drapeaux à prière, toutes les nuances de couleurs nous étaient proposées au Ladakh du levé au couché du soleil.
Chaque matin s’était un bonheur de se réveiller, d’ouvrir les yeux et de découvrir de quelles teintes serait faite la journée.

Ces photos et celles des autres ensibiens qui ont participé au voyage sont exposées à l’ENSI de Bourges du 7 octobre au 10 novembre.

Ladakh 2011

Ecrit le 29 août 2011 par helene  |  2 commentaires »

Bien que n’étant pas La Fan suprême du cinéma Bollywoodien je commence à apprécier le genre et ayant la chance d’avoir comme voisin “Ganesha”, non pas un dieu à tête d’éléphant mais une boutique indienne j’en profite pour me constituer une petite médiathèque.

De plus, la sortie de “My Name Is Khan” a réveillé en moi l’envie de parler du cinéma Indien. Je vais donc passer en revue quelques films “indian style” que j’ai pu apprécier (ou pas).

Commençons donc par ce film sorti cette semaine en France (10 copies disponibles pour l’ensemble des cinémas Français contre 40 en Pologne… c’est ce qu’on appelle l’exception culturelle Française) avec dans le rôle principal le fameux Shahrukh Khan, LA grande star indienne.
Je me souviens d’une de mes premières conversations avec mes collègues indiennes qui m’ont tout de suite demandé si j’aimé Sharukh Khan… Inculte comme je l’étais en matière de cinéma indien j’aurai pu leur répondre “c’est quoi? ça se mange?”

Pour résumer, ce film parle d’un indien musulman, au comportement déroutant, souffrant d’une forme d’autisme l’obligeant à dire tout ce qu’il pense mais pas à dévoiler ses sentiments les plus profonds. Quittant l’Inde pour rejoindre son frère aux Etats-Unis il tombe amoureux d’une jolie coiffeuse hindou, super cool, trop jolie et tout et tout (premier ingrédient d’un bon bollywood). Mais portant un nom musulman, sa famille se retrouve bientôt persécutée en conséquence des agissements de la troupe d’un certain Oussama… S’en suit une série de mésaventures qui le pousse à parcourir les USA pour scander haut et fort “My Name Is Khan and I’m not a terrorist”.

Petite anecdote liée à ce film: lorsque Sharuckh Khan s’est rendu à Chicago pour en faire la promo, il s’est retrouvé coincé pendant une heure à l’aéroport par les services d’immigration le questionnant parce que sa tête et son nom étaient un peu trop typé musulman pour passer inaperçu voyez-vous. Drôle de coïncidence!

Certains trouverons ce film niais, longuet… Certes certaines scènes sont superflues et super-kitches mais il ne faut pas les prendre au premier degrés. D’autres dirons que c’est plein de bons sentiments et j’ai envie de leur dire
“bin oué et alors”.
Moi, ce film m’a rappelé que les indiens avaient un coeur grand comme ça et que leur gentillesse et leur simplicité était unique… C’est sur que ce ne sont pas les bons vieux franchouillards toujours à se plaindre sans jamais apprécier les choses les plus simples qui se reconnaitront là mais ça fait tellement du bien d’aller voir un film plein de joie de vivre, drôle avec sa petite touche indienne qui lui donne encore plus de charme!

La première partie du film est vraiment géniale, la seconde un peu plus kitch notamment avec un passage superflu en Louisiane ravagé par l’ouragan qui n’a pas grand chose à faire là (si ce n’est montrer que des musulman des et noirs chrétiens peuvent s’entraider) mais l’interprétation magistrale et touchante de Shahrukh Khan me pousse à vous dire de courir le voir, si vous faites partie des chanceux ayant une bonne salle de ciné près de chez eux.

Je vais m’arrêter là mais vous proposerez prochainement mon humble avis sur des films comme Rab Ne Bana Di Jodi (un vrai de vrai bollywood, toujours avec Shahrukh Khan), Love Aaj Khal, Three Idiots et sur le pire film qu’il m’ait été donné de voir je crois Mujhse Shaadi Karogi (bin oui il faut bien de gros navets de temps en temps).

Tout ça me rappelle à quel point l’inde et surtout les indiens me manquent mais excellente nouvelle: puisque je n’irais pas en Inde dans les prochains mois l’Inde va venir à moi!
Deux de mes meilleures amies indiennes avec qui j’ai passé des moments fabuleux seront en France pour l’une, Deepshika, et en Angleterre pour l’autre, Munmun, cet été. Il est bien sur prévu que nous passions du temps ensemble et j’en trépigne déjà d’impatience.

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Ecrit le 27 mai 2010 par helene  |  3 commentaires »

Retour sur les bancs de l’école :
C’est le dimanche que je me suis remise dans le rythme scolaire et ai donné mes premiers cours.
Au sein de l’école les journées des élèves suivent un planning rigoureux auquel j’ai due m’habituer sans tarder.
Réveil au son de cloche à 5h30, footing, à 6h prière en chantant (j’ai encore l’air en tête), puis à 7 petit déjeuné avant d’entamer les heures d’études obligatoires, cela jusque 9h.
Les cours débutent à 9h30. Avant de se rendre dans leur classe respective les enfants et professeurs se rassemblent dans la cours afin d’entonner l’hymne nationale Tibétaine.
L’après-midi après les cours qui finissent vers 16h, un moment de détente leur ai accordé puis ils doivent retourner en étude cela jusqu’à l’heure de manger.
Après la prière, à 21h25 précisément, extinction des feux tout le monde par se coucher… et moi aussi car mine de rien c’est fatiguant de retourner à l’école.

Pour mon premier jour, après avoir rencontré le Vénérable Lama Jampa directeur de l’école à la robe de moine le principal de l’école m’a demandé de le suivre jusque dans la cours où il a souhaité me présenter aux élèves.

Bodhana Katmandou

Dans un premier temps, du fond de la cours, j’ai écouté les enfants en uniformes chanter leur hymne sur le rythme des tambours, cors et cymbales à en donner des frissons.
Le principal m’a ensuite appelé à “l’avant de la scène” et m’a présenté, j’ai ensuite du dire quelques mots aux prés de 700 élèves alignés devant moi tels des “petits soldats”.
Mon discours improvisé me permis d’introduire brièvement ma mission, mon parcours et surtout de remercier l’école et les élèves pour leur accueil.

Mon premier cours fut tout aussi improvisé.
Moi qui pensais assister les deux professeurs d’informatique je ne les ai, en fait, pas vraiment assisté mais plutôt remplacé, ces derniers n’étant pas à la base spécialistes informatique ils ont préféré me laisser toutes les libertés quand au contenu du cours qu’ils m’ont laissé dispenser seule face aux élèves.
Ayant appris quel serait le contenu de ma mission à peine une semaine avant d’atterrir à Katmandou j’ai un peu été prise au dépourvu et ai du faire preuve d’imagination pour ma première journée de cours.
Les cours ne durant que quarante minutes cela passe vite, surtout quand on a face à soit des élèves curieux (enfin j’avoue plus curieux de me connaître et de connaitre mon pays que curieux du fabuleux monde de l’informatique).
Ayant six classes différentes à voir dans la même journée, du grade 4 (10 ans) au grade 7 j’ai emprunté les livres d’informatique de chaque niveau à des élèves et au prof pour pouvoir préparer un cours un peu structuré et j’ose l’espérer intéressant.
Pour les deux classes de niveau 7 aucun cours d’informatique n’étaient prévu à l’origine, je me suis donc inspiré de leur questions pour trouver des sujets qui puissent les intéresser.
Cette semaine de cours fût un très bon exercice pour moi mais c’est surtout le contact, qui est très bien passé, entre les jeune Tibétains et moi qui aura été une formidable expérience, indescriptible à travers ce blog.

Prières tibétaines:
Ma première journée de cours finissant vers 16h, j’ai ensuite accompagnée Kalsang à Bodhna où elle se rendait pour prier,se recueillir et rencontrer ses amis pour parler de son pays plutôt que d’autres futilités. J’aurai beaucoup appris à son contact, c’était super.

Nous avons commencé par en faire le tour (dans le sens des aiguilles d’une montre sinon c’est signe de mauvais karma) en faisant tourner les moulins à prière incrustés dans ses murs.

Bodhana Katmandou

Si nous en avons fait le tour sur nos deux pieds, certains tibétains étaient bien plus courageux et en faisaient le tour en se prosternant, s’allongeant puis se redressant, avançant à peine à chaque mouvement. A l’intérieur du stupa d’autres avaient choisi la solution de facilité en s’allongeant et se redressant directement sur des planches en bois face aux yeux du Boudha les contemplant.

Kalsang en a fait de même. Mais avant cela j’ai assisté à un des moments les plus poignant de mon séjour. Nous nous sommes assis avec d’autres tibétains pour prier et là j’ai vraiment pris une grosse claque, c’était tellement beau. Les prières tibétaines ne sont pas mornes comme celles que j’ai pu entendre à l’église. Les tibétains prient en chantant sur des airs joyeux, s’arrêtent pour discuter, rigoler, il n’y a rien de très solennelle et j’ai trouvé ça vraiment super.

Bodhana Katmandou

Encore une fois, observer toutes ces traditions, en direct aura était fabuleux. Je suis fascinée par ce peuple aux coutumes si différentes des notres qu’ils font tout pour préserver malgré leurs difficultés.
Le jeudi soir, lors de ma balade quotidienne, j’ai assisté à un rassemblement de centaines de tibétains armés de leurs drapeaux, de bougies, de banderoles, ils faisaient calmement le tour du stupa, histoire de ne pas oublier d’où ils viennent et d’espérer pouvoir y retourner un jour. Même chose le samedi matin, après un lâché de ballons auxquels étaient accrochés des drapeaux du Tibet les tibétains se sont rassemblés pour chanter leur hymne.
Des moments comme ça font réfléchir et donnent vraiment envie de se battre pour la défense des cultures de chaque peuples qu’ils soient tibétains ou non.
Si je ne devais retenir qu’une chose de mes voyages à travers le sous continent, c’est à quel point la diversité des cultures est on ne peut plus enrichissante et qu’il faut à tout prix la préserver.

Bodhana Katmandou

D’ailleurs parlons un peu d’une autre culture, celle du Népal.
Durant mon court séjour je me suis tout de même sortie de mon quartier Tibétain et ai flâné un peu en ville.
Rendez-vous incontournable des touristes, je me suis rendue à Durbar Square. Une place pleine de vieux temples hindouistes.

Bodhana Katmandou

La place est très jolie mais trop touristique pour moi, à peine sortie du taxi de pseudo-guides vous accoste pour vous proposer de tout vous expliquer sur la culture népalaise au meilleur prix, les rickshaws vous proposent une visite du vieux Katmandou sur trois roues, d’autres veulent à tout prix vous vendre leur gadgets souvenirs.
Au milieu de tout ça, des groupes de touristes de partout.

Cherchez l’intrus :

Bodhana Katmandou

J’ai préféré fuir tout ça et me suis aventurée dans les rues avoisinantes très commerçante également mais j’ai apprécié découvrir ces ruelles typiques.

Bodhana Katmandou

Bodhana Katmandou

Du poisson à Katmandou… on se demande d’où il vient!

Bodhana Katmandou

Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’en découvrir beaucoup plus.
J’aurai rêvé avoir le temps d’aller visiter les villages avoisinant tels que Bakhtapur et même partir en treck mais ça sera pour une autre fois.

Pour ce qui est des hauts sommets, j’ai juste pu les contempler et rêvasser à leur conquête d’au dessus des nuages sur le chemin du retour.

Bodhana Katmandou

L’Himalaya vu du ciel

En tous cas c’est sur je leur dit à très bientôt ;-)

Ecrit le 11 août 2009 par helene  |  6 commentaires »

Pour des raisons de VISA arrivant à expiration j’ai été « forcée » de m’exiler au Népal une dizaine de jours. Comme vous pouvez l’imaginer l’exil n’a pas été un trop gros sacrifice. En effet, il fut l’occasion pour moi de m’immerger au sein de la culture Tibétaine. Lire des livres sur le Tibet n’est pas tout, mais aller sur le terrain se rendre compte des difficultés de ce peuple, qui lui est en exil forcé, fut un des moments les plus enrichissant de ma petite vie.

Durant un peu moins de dix jours, par le biais de l’association Solhimal (Aide au Tibet et aux peuples de l’Himalaya), j’ai participé à une mission éducative dont le but était de donner des cours d’informatique à des enfants Tibétains à la « Srongsten Bhrikuti Boarding Highschool ».

Arrivée dans le petit « Tribhuvan International Airport » de Katmandou, j’y ai été accueilli par une jeune Tibétaine travaillant à l’école, Kelsang, et par Tenzin, un ami à elle. De là, un taxi nous a transporter jusque jusqu’à la destination tant rêvée, Bodhana, le plus grand Chrörten du Népal, au cœur du quartier Tibétain.

Malgré le début d’une averse de mousson nous en avons fait le tour comme le font quotidiennement des centaines et des centaines de Tibétains. J’étais en admiration devant… un peu tout en fait, le gigantisme du chörten (ou Stupa)(souvenez-vous de Tintin au Tibet… il faut passer à gauche), le mélange des couleurs des drapeaux Tibétains y étant suspendus et bien sûr la vue des doux visages de ces Tibétains, moines ou non, en faisant le tour avec ferveur.

Bodhana Katmandou

Bodhana Katmandou

Après avoir bu mon premier « lemon ginger tea », j’en aurais bu des dizaines durant mon court séjour, Kelsang et moi avons quitté Tenzin pour nous rendre à l’école qui m’a généreusement logé et nourri ces dix jours.
De Bodhana, à pied, nous avons emprunté une route rendue boueuse par la mousson qui nous mena jusqu’aux porte de l’école. En empruntant ce chemin (et d’autres dans Katmandou), on se rend compte du fait que contrairement à l’Inde nous ne sommes pas dans un pays émergent mais bel et bien dans un des pays les plus pauvres du monde. A part quelques grosses routes en à peu près bon état la plupart des rues, quand elles ne sont pas justes en terre, sont ornementées de nid de poules (enfin on pourait dire de poulaillers entiers) qu’on sent bien passer sous les roues de petits taxis qui remplace les auto-rickshaw que j’ai l’habitude de prendre à Delhi. Enfin le résultat est le même, il faut avoir les vertèbres bien attachées.

rue Katmandou

Après dix minutes de marche à peine me voilà pénétrant dans la magnifique école. A ma grande surprise je la découvre très grande (composé de 5 bâtiment : un pour les bureaux, un autre pour l’école en elle-même, un pour la maternelle et deux pour le logement des élèves et personnels), neuve, très propre.

ecole Schrongtsen katmandou

Kelsang me fait ensuite découvrir son petit appartement qui n’a pas grand-chose à envier à ceux dans lesquels j’ai vécu au cours de mes études. Les deux chambres, le coin cuisine, la salle de bain, étaient joliment décorée au style Tibétain. Je découvre ensuite ma chambre et nous nous rendons à la cantoche déguster mon premier repas Tibétain une « thupka », soupe traditionnelle sous forme d’un bouillon, de légumes, d’espèce de grosse tagliatelles toutes fines et ô miracle de la vie du BŒUF!!! Pour la première fois depuis six mois mes papilles ont donc, avec un grand plaisir, retrouvé le goût du bœuf.

thupka

La soirée s’est terminée chez Kelsang qui, autour d’un délicieux thé au gimgembre, m’a parlé du Tibet, de sa vie de Tibétaine au Népal.
Kelsang est, comme beaucoup d’enfant de l’école, parrainée par ce qu’ils appellent un « sponsor » français. Chaque mois, par le biais de Solhimal, les filleules soient orphelins, soient très pauvres reçoivent de l’argent de la part de leur parrain afin de payer les frais de scolarité qui s’élèvent en moyenne à 200€ par ans pour un enfant interne, une fortune. Sans ses parrainages beaucoup n’auraient pas accès à l’éducation et malheureusement sans éducation au Népal comme ailleurs les perspectives d’avenir sont assez moroses pour ses enfants dont les familles ne parlent parfois que Tibétain.
Mais un parrain, plus qu’un simple généreux donateur et aussi là pour accompagner, soutenir, conseiller le filleul qui, outre d’argent, à besoin de quelqu’un sur qui compter pour pouvoir s’imaginer un avenir.

Après une nuit à m’être battue avec les moustiques (oui on m’avait menti, je cris au scandale!!! j’avais lu qu’en altitude et dans une ville polluée, aucun risque d’en croiser… c’était sans compter sur l’humidité de la mousson, du coup je n’avais ni ma moustiquaire ni mon répulsif sur moi) à sept heure je suis allée petit-déjeuner avec d’autres tibétains. Le petit dej’ était composé de brioches vapeur et du fameux thé au beurre. La première gorgée fut moins pire que ce que j’avais pu imaginer. Mais je n’ai tout de même pas réussi le finir, c’est le cas de le dire le thé au beurre salé dés le matin ce n’est pas ma tasse de thé.
Suite au petit dej’ Kelsang et Tenzin m’ont emmené visiter Swayambhu, un autre grand chörten sur les hauteurs de Katmandou. Celui-ci est composé d’une première partie dans laquelle se trouvent de grandes statues dorée et d’autres petits chörten.

palais des vents de jaipur

palais des vents de jaipur

Plus haut sur la colline nous nous retrouvons au royaume des macaques où les Tibétain achètent des bananes pour les donner à ces animaux qu’ils vénèrent (Les Tibétains se disent descendre d’Avalokitésvara, le bodhisattva de la compassion originellement apparu sous la forme d’un singe).

palais des vents de jaipur

Encore plus haut se trouve un nouveau très imposant chörten autour du quel gravitent temples, statues en tout genre, boutiques et bien sur pèlerins.

palais des vents de jaipur

palais des vents de jaipur

Redescendus de notre colline nous nous arrêtons pour manger dans un lieu peu commode, une espèce de cave sans fenêtre, aux murs en terre soutenus par des poutres. A l’intérieur, dans la pénombre, un vieil homme, armé de son petit réchaud y cuisinait un plat Népalais, des pommes de terres méga épicées, un délicieux ragout de bœuf servie avec des céréales.
Une marche digestive nous a ensuite conduit chez Tenzin qui tenait à me présenter à sa famille puis dans un jolie Gompa (monastère) dans lequel vit un ami à Kelsang, un jeune moine Bouthanais, portrait craché du Dalaï Lama dans sa jeunesse.

palais des vents de jaipur

Il ne parlait pas anglais, nous n’avons pas pu discuter mais sa présence n’en a pas été moins enrichissante, il était là assis en tailleur, la voix et l’attitude très posées.
C’est sur ce moment de détente que ma première journée tibéto-népalaise c’est terminée.

La suite très bientôt…

Ecrit le 10 août 2009 par helene  |  3 commentaires »

A un mois de mon retour en France et à une semaine de partir au Népal donner des cours d’informatiques à des enfants, pour changer un peu d’air, j’ai décidé de me rendre à Rishikesh, ville sainte aux sources du Gange au pied de l’Himalaya dans laquelle je m’étais déjà rendue pour faire du rafting.
Retour sur un weekend au cœur de l’hindouisme.

La décision d’y partir ayant un peu été prise sur un coup de tête, nous n’avons pas pu réserver de billets de train. Cependant, ce que j’adore en Inde est que l’on peut partir où on veut quand on veut on trouvera toujours un bus pour s’y rendre. Vendredi soir nous nous sommes donc rendus (Romain, Charles et ma future nouvelle colloc Sylvianne) à la station de bus Kashemir Gate au Nord de Delhi en espérant trouver un bus. La station grouillant de monde, de bus partant dans toutes les directions et surtout d’énormément de rabatteurs qui, nous voyant arriver, essayaient tous de nous attirer dans leur bus.
Nous étions donc un peu perdu et avons suivi celui qui nous semblait le plus honnête et pour 280Rs nous avons pris le bus couchette qui nous a amené à Rishikesk en un peu plus de 7 heures.
Bon le bus était bien sale, sur-booker (Romain et moi avons du partager notre unique couchette avec un indien) et sentait un peu de la chaussette mais bon on aura au moins testé le bus couchette indien une fois dans notre vie.

Arrivés à Rishikesh à 7h du matin, après un petit Dej’ copieux et ayant promis à mes amis un bain dans l’eau turquoise du Gange, sur une crique dans la nature, je les ai fait marcher des kilomètres dans la montagne pour trouver l’endroit parfait….
Je n’ai pas pu tenir mes promesses et il s’est avéré que le Gange est loin d’être turquoise à cette période de l’année, la fonte des neiges et la mousson remuant ses eaux et le rendant un peu boueux, tampi pour l’image de carte postale.
Conseillé par un sympathique Sadhu, nous avons fini par trouver notre bout de paradis, une plage de sable presque blanc au bord du Gange avec comme seuls voisins quelques Sadhus priant et lavant leurs dreadclocks.

palais des vents de jaipur

sadhu

Nous avons suivi leur exemple et nous sommes baignés dans le Gange pour nous décrasser un peu avant de profiter du calme de ce petit coin de paradis.
Calme qui fût un peu perturbé par une bande… de singes. Un grand moment, j’ai pu réaliser un rêve d’enfance et jouer au primatologue partie à des milliers de kilomètres observer la nature à l’état sauvage. Enfin j’avoue qu’on aurait pu se demander qui observait qui.
Charles s’est ensuite bien amusé à faire un concours de grimaces avec eux, c’était vraiment très drôles, ils ont exactement les mêmes mimiques et reproduisaient ses grimaces.

palais des vents de jaipur

La bande nous encerclant et communiquant clairement nous avions l’impression qu’elle préparait un sale coup. Un singe ayant montré quelques signes d’agressivité en réponse à une de mes grimasses, cela a sonné le glas de notre matinée passée à se dorer la pilule au soleil nous avons décidé de partir avant de nous faire dépouiller.

Nous sommes ensuite repartis en ville afin de s’imprégner de l’atmosphère spirituelle y régnant. Elle est essentiellement peuplée de Sadhus et autres pèlerins venus se purifier dans le Gange et pour beaucoup venus célébrer la puissance de Shiva.

palais des vents de jaipur

palais des vents de jaipur

L’ambiance y est donc très zen, d’autant plus que la ville est définie comme la capitale mondiale du Yoga, les Beatles en étaient même fan et les cendres de Georges Harrison y ont été répandues.
Nombreux sont les touristes venus là pour prendre des cours avec de grands babas. Parmi eux énormément de Français, c’est complètement fou d’entendre parler le français plus que toute autre langue à tous les recoins de cette petite ville du bout du monde.

palais des vents de jaipur

Nous avons ensuite visité un étrange temple constitué de nombreux étages avec à chaque étage une bonne vingtaine de petites pièces remplie de statues de divinités et de cloches à faire sonner pour signifier sa présence au dieu. Le but du « jeu » est donc de monter tout en haut de celui-ci en passant dire bonjour à toutes les divinités.
Pour nous, cela s’est limité à regarder les jolie statues et à contempler la vue sur le Gange et les collines.

palais des vents de jaipur

Malheureusement le spectacle fut gâché. D’en haut de notre temple nous prenions les pèlerins se purifiant dans le Gange en photo et avons assisté à la noyade de l’un d’entre eux, je passe sur les détails mais comme personne ne sait nager ici, qu’il n’y a pas de pompiers en zodiac près à aller secourir les gens et que seul un long morceau de tissu et là pour que les gens s’y agrippent le drame s’est produit et cela doit malheureusement arriver assez souvent…

Les jambes fatiguées de nos kilomètres de marches nous nous sommes posés sur des marches le long du Gange pour observer la cérémonie des lumières à la tombée de la nuit. Comme j’avais pu l’observer à Haridwar il y a quelques mois, les pèlerins posent une feuille servant d’embarcation à une bougie et à des fleurs sur le fleuve le plus sacré d’Inde.

palais des vents de jaipur

Tout les quatre assis, là, le long du fleuve nous avons été la cible de paparazzis, je n’ai pas compté le nombre de fois où des indiens sont venus vers nous, nous demandant s’ils pouvaient nous prendre en photo…
J’en ai l’habitude mais là je crois que j’ai explosé mon record de photos avec des inconnus dans la même journée, c’est lourd un peu à la fin. En six mois en Inde je dois être dans des dizaines et dizaines d’album photos !

sadhu

Notre journée c’est terminée au resto avec une finlandaise très sympa rencontrée par hasard avant d’aller nous poser à l’hôtel (Le Ganga View, 3€ la nuit en chambre double, avec un accueil très sympa à la clef).
Le lendemain midi, c’est sous la mousson que nous avons repris le bus pour pour Delhi pour seulement 150Rs.

Ecrit le 27 juillet 2009 par helene  |  1 commentaire »