Helene Colpin en Inde!!

Catégorie ‘Mon petit quotidien’


Au moins deux fois par jour je dois prendre le taxi pour me déplacer. Mais attention pas n’importe quel taxi, je ne parle pas ici des véhicules de « Delhi Police » (oui il y a une agence de taxi qui s’appelle Delhi Police, ça pourrait être trompeur…) mais de l’auto-rickshaw, un des symboles de l’Inde.

rickshaw

C’est donc dans ces engins aux couleurs jaunes et vertes de Delhi (les couleurs changent d’une ville à l’autre) que je monte un peu moins de deux heures par jour (à quelques embouteillages près) pour me rendre au travail.
Et malgré le fait que l’on soit en première ligne pour respirer les gaz d’échappement et la dense poussière, que l’on doit supporter l’air brulant (il fait 45° aujourd’hui à Delhi) qui nous hâpe lorsque nous roulons, j’adore prendre l’auto-rickshaw. Ça permet d’observer un tas de choses et puis j’adore la façon « mario kart » qu’on les chauffeurs de conduire.

enfant inde

Les aventures d’un passager de rickshaw commencent par l’approche du rickshaw-walla*. Enfin quand on est blanc c’est bien souvent eux qui nous approchent, flairant la bonne affaire.
En effet avant de monter dans l’engin il faut négocier sa course et bien souvent ils essaient un peu de faire une marge de quelques dizaines de roupies supplémentaires.
Il y a trois mois je ne connaissais pas les prix et me faisais bien avoir parfois.
Tous les matins il fallait que je bataille pour avoir mon rickshaw à moins de 200Rs (Sarita Vihar- Noida sector 64 en vaut moins de 150). La première semaine je me souviens avoir payé 220Rs ce qui a bien fait rire les filles au bureau. Mais depuis je ne me laisse plus faire et arrive bien souvent à imposer mes prix. La technique est assez simple : avoir l’air sur de soi !

Quand on leur demande le prix « kitné ?** » souvent ils répondent un prix hallucinant parce qu’on est blanc. Le mieux est, avec le sourire, de leur répondre « né… tourist né bhai-ya***» ou encore « Nééé I live here know the price » et ce qui marche souvent pour imposer son propre tarif est dire « I know it’s a good price ».
Il faut voir ça comme un jeu et ça devient rigolo.

enfant inde

Enfin ça ne m’a pas empêché de m’être fait trop arnaqué le weekend dernier. Pour me rendre à un marché dans Delhi je suis tombée sur un rickshaw-walla qui n’a pas négocié le prix mais m’a dit de payer au “meters” (compteur kilométrique obligatoire sur tous les rickshaws mais très peu utilisé en fait, avec ce dernier il faut compter environ 5Rs du kilomètre d’après mes calculs) donc nickel ok je monte dans le Rickshaw, le conducteur, qui ne parlait pas un mot d’anglais, c’est trompé de route plus ou moins volontairement donc détour, donc augmentation du tarif au compteur. De plus, il n’avait pas mis son compteur à zéro lorsque nous sommes montés dedans.
Résultat à l’arrivée il a voulu nous faire payer 170Rs pour un trajet qui en vaut 60. Super malade ce jour là et donc ayant très peu de patience j’ai un peu haussé le ton, j’ai sorti quelques billets de ma poche les ai compté et lui ai fait croire que de toute façon je n’avais pas plus et suis partie.
Enfin ce genre d’arnaque ne m’est arrivé qu’une fois et c’était aussi la première fois que j’avais à m’énerver sur un rickshaw-walla qui sont pour la plupart assez paisibles et honnêtes.

Une autre fois, lors de la négociation un chauffeur m’avait demandé 500Rs pour aller au boulot parce qu’il n’avait pas le permis pour aller à Noida (qui n’est pas dans le même état que Delhi mais en « Youpi » soit UP ou encore Uttar Pradesh).
Mais cela avec un sourire jusqu’aux oreilles pas crédible du tout. Depuis à chaque fois que je le croise, il me dit « namaskar Madame » et il un matin il m’a même transporté jusqu’à un autre rickshaw (qui a lui le permis pour Noida) sans que je lui demande rien et sans me demander une roupie, juste pour me rendre service, ça fait plaisir les matins comme ça !

Niveau tarif, il faut aussi savoir que le prix est négocié pour la course et non par nombre de passagers. Bon à trois dans un rickshaw c’est le maximum pour un minimum de confort (même si les indiens y montent à 10.. mais ils sont fous ces indiens). Cela dit je suis déjà monté avec 4 amis (trois assis derrière, un sur leurs genoux et un à coté du conducteur), c’était marrant mais on ne fait pas ça tous les jours.

enfant inde

Je conclurai en vous renvoyant sur le superbe projet de Solhimal et de quelques élèves de mon école (l’ENSIB) qui ont pour objectif la construction de rickshaw « développement durable» à Gurge au Népal. Permettant aux conducteurs de posséder leur propre véhicule grâce au micro-crédit, des véhicules conçus en matériaux composites en France et fabriqués au Népal.

*Rickshaw-walla= conducteur (voir pilote de l’extrème dans certain cas) de rickshaw.
**kitne= combien
*** bhai ya= frère

Quelques liens:
The Rickshaw Run
Carnet de Rickshaw
Les Rickshaws Solaires débarquent en Inde

Ecrit le 3 mai 2009 par helene  |  6 commentaires »

Juste un petit post pour vous donnez des nouvelles de mon arrivée en Inde.

Je suis bien arrivée cette nuit, enfin hier soir pour vous Français. Kapil (le chef) est venu me chercher et nous sommes allés directement chez lui à Noida près de Delhi. Il m’héberge pour l’instant car l’appart à Sarita VIhar n’est pas prêt pour moi, surtout comme j’y suis seule.

Alors voilà mes premières impressions :

Arrivée hier à 3h du mat’ j’ai pu apprécier une certaine fraîcheur, il faisait 16°. Sortie de l’aéroport je croise des rickshaw, de magnifiques ambassador, des camions supers kitchs tout droit sortis d’un carnaval… (A paraitre : « Ma sélection des camions les plus kitchs)
Au cas où je ne m’en étais pas rendue compte c’est certain je suis en Inde.
Toujours dans la rubrique « transport », les indiens c’est des « oufs » je ne trouve pas d’autres mots les lignes sur la route ne servent à rien, le feu rouge non plus, ça double de partout, klaxonne sans arrêt… (Prochainement : un article sur le code de la route Indien ^^).

Aujourd’hui plutôt que de ne rien faire je suis allée travailler avec Kapil (même si mon stage commence officiellement lundi). Mes collègues sont assez jeunes il y a presque autant de filles que de garçons.
L’ambiance à l’air super, tout le monde est sympa, le contact passe très bien.
Ce midi les autres filles m’ont invité à me joindre à elles (et à leur magnifiques saris) pour déjeuner. C’était génial, convivial et tout et tout.
Nous sommes allées nous poser dans un parc. Je n’avais pas à manger mais ce n’est pas grave, elles ont mis tous leurs plats au milieu, m’ont donné quelques chappattis (espèces de crêpes à tremper dans les différents plats) et j’ai pu déguster ça bien au chaud en plein soleil.
Elles m’ont expliqué ce qu’il y avait dans leur plats mais je ne m’en souviens pas (et j’ai du mal avec l’anglo-hindi), en gros il y avait des légumes pas trop épicés, des légumes un peu plus épicés, des patates encore plus épicé et du riz presque immangeable pour moi. , Après cela nous avons a pris un thé trop trop bon à un petit marchant dans la rue : « gingembre-lait-sucre ».
J’espère juste ne pas attraper la tourista.

Ce qui est assez marrant/bizarre aussi c’est la façon dont les gens me regardaient quand je me baladai avec les filles, moi la seule « blanche » parmi tous ces indiens. Je me suis vraiment rendue compte de ce qu’est se sentir étrangère.
Enfin ça ne me dérange pas, ça fait partie du jeu !

Ecrit le 20 février 2009 par helene  |  5 commentaires »

A l’heure où cet article s’auto-publie, je suis censée décoller d’une des pistes de Roissy CDG.
Ceci est donc mon dernier article avant d’arriver en terre promise.

Je décolle donc là, tout de suite, maintenant, pour arriver à l’ “Indira Gandhi International Airport” de Delhi (pour info Indira n’est pas la fille du Mahatma comme on pourrait le penser mais celle de Nehru). Arrivée prévue vendredi à 1h25am heure locale soit Jeudi vers 20h heure Française.
Kapil, mon manager Indien, sera à l’aéroport pour venir me chercher et m’emmener découvrir ma demeure.

Enfin comme Tom et Charles, mes collocs, n’arrivent qu’en avril, il est même possible que j’aille vivre chez lui avec sa femme si je me sens un peu perdue ou si le choc culturel se fait trop violent.
Armand (mon manager Français) m’a aussi mis en contact avec une amie à lui qui vit à Delhi. Elle devrait m’inviter à dîner un de ces jours et me donner quelques conseils pour survivre à Delhi ;-).
J’ai également été contactée par Anne, une étudiante en école de commerce, qui vient d’arriver à Delhi pour un stage. Elle vit dans le même quartier que moi donc on devrait se rencontrer assez rapidement.

Tout ça pour dire, n’ayez crainte, je ne serai pas lâchée dans la jungle urbaine toute seule, je pense qu’il y a beaucoup de solidarité entre expat’ et de toute façon les Indiens ont l’air très hospitaliés et chaleureux.

Etant donnée que je considère un peu ce voyage comme une seconde naissance, une arrivé dans un monde nouveau, en guise de conclusion voilà une citation qui reflète assez bien mes sentiments:

“Osez vivre c’est oser mourir à chaque instant mais c’est également oser naître, c’est à dire franchir de grandes étapes de l’existence où celui que nous avons été meurt pour faire place à un autre, avec une vision du monde renouvelée, en admettant qu’il puisse y avoir plusieurs paliers qu’on franchit avant l’étape ultime de l’Eveil” Arnaud Desjardin

Comme certains me l’ont demandé je vais tout faire pour vous faire rêver alors promis je vous donne des nouvelles le plus vite possible.
Rendez-vous le 24 aout à mon retour ;-)

Ecrit le 19 février 2009 par admin  |  5 commentaires »

Comme vous le savez je vais habiter Delhi d’ici deux mois. Mais Delhi c’est 13 millions d’habitants (Bourges à peine 90 000) et donc c’est relativement étendu.

Je commence donc à me renseigner sur le quartier dans lequel je vais vivre, enfin pas trop quand même je veux avoir un peu la surprise en arrivant.
Ce sera donc à Sarita Vihar, au sud-est de Delhi (je pense environ 10 km du centre) que j’accrocherai ma moustiquaire! Le quartier est au bord du périf de Delhi et d’une voie de chemin de fer (un peu comme quand je vivais à Baggio en fait), il semble tout prés de Noida, la ville dans laquelle est située mon entreprise.

Selon mes contacts Couchsurfing ce n’est pas le quartier de Delhi le mieux relié au centre par les transports en commun. Je vais donc devoir prendre le fameux auto-rikshaw Tata, ce pousse-pousse motorisé. Je sent que ça va être drôle!!

Sarita Vihar

Sarita Vihar

Il semble être un quartier modeste à l’Indienne, avec ses coupures d’electricité, ses petits commerces etc. Enfin tout ça je vous le dirais quand j’y serais.
J’ai hâte de découvrir ce quartier et ses habitants. D’autant plus que jusque mi avril j’y vivrai seule, mes collocs les deux autres stagiaires (Charles et Tom) ne me rejoignant pas avant avril.

Ecrit le 21 décembre 2008 par admin  |  3 commentaires »