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	<title>Le livre de la jungle urbaine de New Delhi</title>
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	<description>Hélène Colpin, ses voyages sur le sous continent</description>
	<pubDate>Mon, 28 May 2012 11:16:35 +0000</pubDate>
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		<title>DIY : le bricolage version Ladakhi</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Mar 2012 17:56:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>helene</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mon petit quotidien]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//vie.gif" width="50" height="50" alt="" title="Mon petit quotidien" /><br/>L’objet de notre séjour à Chilling était de constituer la main d’œuvre nécessaire à la mise en place du projet de Khenrab d’installation de panneaux solaires alimentant en électricité le community hall du village et la station de purification d’eau que nous devions y monter.
Ce travail s’est déroulé en trois phases dont certaines étaient réalisées]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//vie.gif" width="50" height="50" alt="" title="Mon petit quotidien" /><br/><p><em>Rappel du contexte du voyage :<br />
J’ai suivi les étudiants de mon école d’ingénieur membres de l’association « 5 sommets 5 continents » au Ladakh afin de participer à des missions de solidarité dans des villages touchés par les graves inondations de 2010. </em></p>
<p>L’objet de notre séjour à Chilling était de constituer la main d’œuvre nécessaire à la mise en place du projet de Khenrab d’installation de panneaux solaires alimentant en électricité le community hall du village et la station de purification d’eau que nous devions y monter.<br />
Ce travail s’est déroulé en trois phases dont certaines étaient réalisées en parallèles et décrites ci-dessous : cablage du community hall, mise en place des panneaux solaires, mise en place du purificateur d’eau.</p>
<p><strong>DIY : installation de panneaux solaires</strong><br />
Les panneaux solaire que nous avons installé étaient de type « photovoltaïque » par opposition au panneau thermique (et au photovoltaïque/thermique). Comme des panneaux solaires ne produisent de l’électricité que la journée et que l’objectif était en autre d’éclairer la salle communale notre première tâche fût de les brancher à leurs accumulateurs respectifs afin de les charger.<br />
Les panneaux et batteries sortis du carton la première étape fût de remplir les batteries de la solution électrolyte.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/acide.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Remplissage des batteries</em></p>
<p>Il fallut ensuite brancher les panneaux aux batteries et les laisser charger sous le soleil de plomb durant plusieurs jours tout en s’assurant que les rafales de vent engendrées par les quotidiens orages de mousson ne les feraient pas s’envoler.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/JMDAVIDdehors.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Mise en charge des batteries</em></p>
<p>Régulièrement nous allions vérifier que la tension augmentait comme il se devait pour atteindre, après plusieurs jours, environ 14V.<br />
Un régulateur reliait les panneaux aux batteries dans le but de couper la liaison électrique en cas de surtensions.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/chargementPaneaux.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Mise en charge des batteries</em></p>
<p><strong>DIY : l&#8217;installation électrique</strong><br />
Pendant ce temps…<br />
Les batteries en charge nous ne restâmes pas les bras croisés, il fallait réaliser l’installation électrique de la maison, armés de quelques outils et surtout de l’ingéniosité de Khenrab et ses confrères Ladakhi.<br />
Notre objectif était d’alimenter des ampoules réparties dans cette grande pièce. Nous devions donc fixer les câbles électriques au plafond en les faisant passer dans des baguettes.<br />
L’étape 1 fut donc la fixation des baguettes au plafond.<br />
Pour cela Khenrab et Tashi nous mirent à disposition un échafaud d’une stabilité qu’on espérait à toute épreuve. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/echaffau.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em></em></p>
<p>Avoir pris les mesures nécessaires et découpé les baquettes en conséquence les choses sérieuses commencèrent : planter des clous dans les murs.<br />
Les murs, constitués de bloc de roche et de ciment étaient on ne peut plus friables.<br />
Dès les premiers coups de marteau nous comprîmes pourquoi Khenrab avait prévu près d’une semaine pour terminer cette installation  qui, dans notre esprit et à première vue, n’aurait pas dû nécessiter plus de quelques jours.<br />
A chaque coup de marteau, pour enfoncer un tout petit petit clou nous risquions l’effondrement d’une partie du mur.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/trou.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Je fais des trous des gros trous, encore des gros trous&#8230;</em></p>
<p>Cela c’est produit plus d’une fois, cependant jamais personne ne s’est mis à pestiférer contre ce mur ! Donc, plutôt que de s’en prendre à un mur inanimé ou un à ciment de piètre qualité nos amis Ladakhis se sont remis au travail, s’en allant chercher les sacs de ciment nécessaires et les chevilles dans lesquels nous planterions les clous lors de nos futures tentatives pour éviter que l’erreur ne se répète.<br />
Mais à Chilling, dans un cas comme celui-ci il ne suffit pas de monter dans la voiture pour se rendre dans la zone commerciale la plus proche pour y trouver le paradis du bricoleur selon les Mulliez et revenir avec ses chevilles.<br />
Non les chevilles à CHilling elles sont « home-made », une grosse branche fait l’affaire.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/chevilles.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Chevilles home-made</em></p>
<p>Le trou comblé et le ciment séché nous pouvions continuer à travailler.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/Fils1.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em></em></p>
<p><strong>DIY : assemblage du purificateur d’eau</strong><br />
En parallèle il fallait monter et tester le purificateur d’eau qui permettrait aux treckeurs de passage de recharger leurs gourdes sans remplir les caisses de la marque de soda rouge, fournisseur officiel de la pollution au Ladak, la majeure partie des bouteilles distribuées finissant par se retrouver abandonnée en pleine nature par des trekkeurs peu scrupuleux.</p>
<p>Alors que nous commencions le montage des filtres du purificateur, est arrivé le fameux David, charmant personnage à l’allure de surfeur- écolo musicien d’un groupe de folk indé de la côte Ouest des Etats-Unis.<br />
Il était au Ladakh pour tourner un petit documentaire sur la pollution liée à l’utilisation des bouteilles en plastique.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/RaccordementPurifDavidDR.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>David filmant son documentaire sur la pollution au Ladak</em></p>
<p>En discutant avec lui j’appris qu’il avait traversé le Pacifique, reliant San Francisco à Sydney sur un bateau dont la coque était faite de bouteilles en plastique. Je l’imaginai alors sur un radeau de fortune fait bouteilles reliées les unes aux autres (ce qui est très drôle quand j’y repense), mais non son embarcation était bien de « fortune » mais au premier sens du terme.<br />
J’appris en rentrant en France que ce bateau était un vrai bateau et que ce fameux <a href="http://www.nationalgeographic.com/explorers/bios/david-de-rothschild/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.nationalgeographic.com');" target="_blank">David</a> était le fils d’un milliardaire nommé « De Rothschild ».<br />
Bref, mon blog n’a pas l’intention de faire concurrence à la gutter-press donc revenons à nos purificateurs d’eau.</p>
<p>Les filtres assemblés nous  avons testé leur étanchéité en les raccordant à une source d’eau.<br />
Nous avons dû les démonter et remonter à plusieurs reprises jusqu’à ce que nos tests soient concluants.<br />
Dès le premier passage de l’eau dans les filtres ces derniers se sont retrouvés souillés par l’eau sédimenteuses les traversant.<br />
Ça nous a d’ailleurs bien fait rire car quelques minutes avant David (Dävid) s’étaient accroupies près de la source pour y boire son eau scandant « Pas besoin d’eau en bouteille, cette eau qui descend directement des glaciers est tellement pure ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/raccordement.png" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em></em></p>
<p>Après quelques jours de travail la lumière fût et l’eau était prête à être distribuée aux trekkeurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/result1.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/result2.gif" alt="solar pannel ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em></em></p>
<p>Pour ma part c’était la fin de l’aventure Ladakhi faute de congés mais les autres membres du groupe aller fêter la réussite des différents projets en concluant le voyage par un treck dont vous pouvez avoir un aperçu dans le teaser du film qui sera dévoilé dans deux semaines : <a href="http://5s5c.ensib.net/#n42" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/5s5c.ensib.net');" target="_blank">Le teaser du film &#8220;Ladakh 2011&#8243;</a></p>
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		<title>Chilling : suite de la visite</title>
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		<comments>http://www.delhisjungle.com/2012/02/chilling-suite-de-la-visite/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:32:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>helene</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le sous continent]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//culture.gif" width="50" height="50" alt="" title="Le sous continent" /><br/>Voilà un second article complétant ma description du village de Chilling, des occupations et des us et coutumes de ses habitants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//culture.gif" width="50" height="50" alt="" title="Le sous continent" /><br/><p>Voilà un second article complétant ma description du village de Chilling, des occupations et des us et coutumes de ses habitants.</p>
<p><strong>Les repas</strong><br />
Le matin, comme le soir, nous prenions nos repas dans la pièce principale de la maison : la cuisine située au rez-de-chaussée. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/CuisineChilling.gif" alt="Cuisine à Chilling, LAdakh 2011 helene colpin" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Cuisine typique ladakhie</em></p>
<p>C’est dans cette pièce, bien sur, qu’étaient préparés les repas mais aussi que l’on pouvait découvrir, au petit matin, les enfants encore assoupis sur des matelas posés à même le sol, là où semblait dormir toute la famille.<br />
La cuisine de nos hôtes était pourvue de l’unique <strong>téléphone </strong>du village, qui plus est un téléphone satellitaire! Oui, une seule maison du village possédait un téléphone, bien que le réseau couvert ne fût pas bien vaste. Il permettait uniquement de joindre les autres villages et la capitale, Leh. Cela dit, malgré la petite taille du village il y avait toujours des villageois, gens de passage ou ouvriers travaillant à la construction des maisons et à l’entretien de la route qui faisaient la queue pour pouvoir passer un coup de fil.<br />
La fonction principale de cette salle restait tout de même la <strong>préparation et la prise des repas</strong>.<br />
Le petit déj’ se composait en général de petit pains natures, un peu secs, agrémentés de confiture (de fabrication industrielle  en provenance de l’Inde plein d’arômes artificiels) et de thé classique ou à la menthe. Nos hôtes semblaient avoir compris qu’il n’était pas nécessaire de nous proposer du thé au beurre dès le matin.<br />
Il est arrivé, dans notre précédente famille d’accueil, qu’on nous serve une soupe de « noddles » (sachet de nouille chinoise déshydratées épicées) dès le matin&#8230; la digestion qui s’en suivait couplée à la chaleur n’était guère propice à un travail acharné pour le reste de la matinée.<br />
Le soir, les repas étaient typiquement Ladakhis. Nous descendions de notre chambre avant qu’ils soient prêts. La nuit étant tombée, nous regrouper dans cette pièce permettait de profiter de la lumière et d’économiser la batterie de notre lampe solaire.<br />
C’était également l’occasion de partager un moment de la vie de famille Ladakhi.<br />
Là, les femmes de la famille, après leur journée passée dans les champs ou à dénoyauter des abricots, s’affairaient à cuisiner pour toute la famille mais aussi pour nous ou les treckeurs de passage passant la nuit chez eux.<br />
Nous avons eu le droit à la traditionnelle purée de lentilles que l’on mange partout sur le sous-continent (le fameux Dal), à la soupe tibétaine (bouillons, pâtes, légumes), aux grosses pâtes faites de tsampa (la farine d’orge grillée, ingrédient principal des mets Tibétains) mais aussi aux fameux  raviolis vapeurs, végétarien ou non,  dont je raffole, communément appelés « Momos ».<br />
Cette cuisine était, je le pense, un peu plus saine que celle que j’avais pu manger lors de mes 7 mois à Delhi, cependant je suis quand même tombée malade après une semaine dans le village. Mais repas ont alors étaient limité au riz, à son eau bouillie et j’ai pu redécouvrir les joies du Smecta.<br />
Cela m’amène donc à un sujet que je me dois d’aborder : les toilettes ! Histoire de faire baisser le tôt de rebond de mon blog, un peu de sensationnalisme ne lui fera pas de mal. Ami de la poésie, je vous aurez prévenu !</p>
<p><strong>Les toilettes au Ladakh</strong><br />
Au Ladakh, pas de tout à l’égout, la solution ici pour faire ces besoins dignement sans risque de propagation d’épidémies est donc « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toilettes_seches" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.wikipedia.org');" target="blank">les toilettes sèches</a> », ces toilettes, dont on entend de plus en plus parler dans nos contrés, consistent donc en un long trou percé sur le toit de la maison donnant dans une fosse à purin. L’endroit est suffisamment élevé pour que les odeurs n’y soient pas trop nauséabondes (enfin cela dépend des maisons). Dépourvus de toit (mais tout de même entouré de murs), tout ce fait donc à l’air libre, ce qui est un plus pour les odeurs mais plutôt  désagréable en plein soleil, un après-midi de tourista . En guise de chasse d’eau on utilise une pelle et du sable.  Au final, c’est bien plus propre que les toilettes à l’occidentale qu’on peut trouver à Delhi !</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/toilettesLadakh.gif" alt="Toilettes sèches au Ladakh" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Toilettes sèches au Ladakh</em></p>
<p><strong>Se laver au Ladakh</strong><br />
Au il n’y a donc pas de tout à l’égout et il n’y a pas non plus d’eau courante. Pour se laver on peut trouver dans de rares villages des douches solaires, ce n’était pas le cas à Chilling. La solution était donc d’utiliser l’eau des ruisseaux récupérée à l’aide de tuyaux. Attention, il faut penser à l’environnement et utiliser des produits écolos car l’eau de rinçage se retrouve directement sur le sol à proximité de champs. Pareil pour le brossage des dents, n’hésitez pas à demander à vos hôtes quel ruisseau utiliser afin d’éviter que les eaux salles ne se retrouvent dans les champs ou soient utilisées dans des villages en contrebas.</p>
<p><strong>Tour du village</strong><br />
Après ce « zoom » sur l’habitation Ladakhi, je vais prendre un peu plus de recul pour parler plus globalement du village en suivant les pas de Khenrab lors de la visite durant laquelle il nous a guidé.<br />
La topographie du village induit que les habitations ne sont pas toutes situées au même niveau.<br />
Les différentes habitations ne sont absolument pas accessibles aux véhicules et sont séparées par de petits sentiers aussi caillouteux que pentus. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/ruelles.gif" alt="Ruelles de Chilling" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ruelles de Chilling</em></p>
<p>En bas du village, au bord de la route et face au fleuve Zanskar, se trouvent deux petits points de restaurations  qui accueillent les voyageurs en début ou fin de treck dans la vallée de la Marka et qui leur proposent de frugales repas accompagnés de thé. En grimpant un peu, on accède au « community hall » salle de vie du village dans laquelle nous avions pour mission de mettre en place l’éclairage via panneaux solaires et un purificateur d’eau. Le reste du village se situe sur un petit plateau accessible après quelques efforts en grimpant une pente raide et rendue glissante par les cailloux. Après avoir enjambé un petit ruisseau entrainant un moulin à prière et être passé à gauche d’un shörten on arrive au centre du village. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/MoulinEau.gif" alt="Moulin à prière" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Moulin répandant les prières</em></p>
<p>Celui-ci est constitué d’une école regroupant les cinq ou six élèves, quelques ateliers de dinandiers, des étables et bien sur les habitations.<br />
Je ne vais pas m’attarder sur chaque recoin du village, mais plutôt sur quelques endroits en particulier.</p>
<p><strong>Le plus vielle arbre du village.</strong><br />
Lors de notre tour du village nous sommes passés sous un arbre au tronc si large qu’on imaginait sans peine qu’il n’était pas poussé de la dernière pluie.  Khenrab nous l’a confirmé, nous indiquant qu’il s’agissait du plus vieil arbre du village. Il n’était cependant pas en mesure de nous donner son âge. S’en est alors suivi une longue discussion avec un viel homme accoudé à un muret non loin de là, dont les rides marquant son visage étaient caractéristiques des habitants ayant passé leur vie sur les hauteurs Himalayennes, sujets au froid et aux puissants rayons de soleils.</p>
<p>La conversation avait bien entendu lieu en Ladakhi, la langue parlée dans ce royaume (la langue écrite est le Tibétain) c’est pourquoi aucun d’entre nous n’était capable de la comprendre. Le débat entre les deux hommes dura de longues minutes. Au final de cette attendrissante conversation, les deux hommes n’ont pas été capables de donner un âge à cet arbre mais ils ont au moins eu le mérite  de nous montrer avec quelle simplicité peut s’instaurer un échange dans cette communauté.</p>
<p><strong>Rencontre avec le grand-père de Khenrab</strong><br />
Au milieu de notre visite nous sommes arrivés chez le grand-père de Khenrab.<br />
Dans un premier temps Khenrab nous y a montré son petit atelier de dinandier. Il était rempli de récipient en tous genres réalisés à la main par son grand père jusqu’à ce que ce dernier soit forcé à prendre sa retraite.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/AtelierPapi.gif" alt="atelier de dinandier" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le petit atelier de dinandier du grand-père</em> </p>
<p> A l’heure où l’age de la retraite fait débat en France, au Ladakh le concept est inexistant. Le grand-père de Khenrab avait 90 ans, des problèmes articulaires et de vision, quand il a arrêté de travailler dans son atelier ainsi que de prêter main forte aux champs. Désormais l’un de ses fils poursuit le métier de dinandier, entre autre, et toute la famille est là pour subvenir à ces besoins.</p>
<p><strong>Les dinandiers : savoir-faire du village</strong><br />
Quelques habitants de Chilling poursuivre la tradition des dinandiers dans la lignée du grand-père de Khenrab. Son frère notamment continue à fabriquer les ustensiles et récipients remplissant les étagères des cuisines Ladakhi ainsi que quelques objets religieux tels que les bols à offrande ainsi que des bijoux.<br />
Dans le calme du village on peut souvent entendre les échos des coups donnés par les dinandiers sur le cuivre qu’ils sont en train de façonner avec une précision incroyable.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/dinandier.gif" alt="atelier de dinandier" align="middle" /><em></em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/dinandier2.gif" alt="atelier de dinandier" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Khenrab atisant les braises permettant à son frère de déformer le cuivre à sa convénience</em> </p>
<p><strong>La future maison de Khenrab</strong><br />
Après un passage obligé au petit temple situé au point le plus haut du village dans lequel Khenrab s’est prosterné devant des statuettes de Bouddha et des photos de lamas, il nous a fait découvrir sa future maison. Aujourd’hui de nombreux jeunes ladakhis pensent à quitter leur village pour aller chercher la modernité de la ville censée leur apporter bonheur et confort (cf « Quand le développement créé la pauvreté » d’H. Norbert-Hodge), mais Khenrab jeune homme aux idées non moins modernes a lui fait le choix de rester dans son village et de participer à l’amélioration des conditions de vie dans cet environnement « austère ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/maisonKhenrab.gif" alt="Ladakh 2011 helene colpin" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le chantier de la maison de Khenrab<br />
</em></p>
<p>Cela commence par la construction de sa maison. Khenrab a réfléchi à la façon la plus écolo et économe de la bâtir notamment en utilisant le concept des «<a href="http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&#038;cid=96&#038;m=3&#038;catid=15040" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www2.ademe.fr');" target="_blank"> murs trombes</a> ». </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/murTrombeOK.gif" alt="Ladakh 2011 helene colpin" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Concept du mur trombre</em></p>
<p>Cette solution consiste en la mise en place d’une double épaisseur de verre fixé à un mur d’argile peint en noir faisant face au Sud. L’effet de serre va alors chauffer l’air prisonnier des parois e des trous dans le mur vont permettre la circulation de l’air chaud.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/murTrombeKhenrab.gif" alt="Ladakh 2011 helene colpin" align="middle" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Mur Trombe de l&#8217;habitation Ladakhi</em></p>
<p>Pour rebondir sur l’éco-construction le prochain article aura pour sujet nos travaux d’installation des panneaux solaire et du purificateur d’eau dans le community hall.</p>
<p><strong>En savoir plus sur l&#8217;habitat au Ladakh</strong><em><br />
<em><a href="http://www.6climats6habitats.com/ladakh.htm" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.6climats6habitats.com');" target="_blank">http://www.6climats6habitats.com/ladakh.htm</a><br />
<a href="http://juley.ladakh.free.fr/newsletter/news/juillet_2008.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/juley.ladakh.free.fr');" target="_blank">http://juley.ladakh.free.fr/newsletter/news/juillet_2008.html</a></em></p>
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		<title>Juley &#038; namaskar 2012!</title>
		<link>http://www.delhisjungle.com/2012/01/juley-namaskar-2012/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 14:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>helene</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mon petit quotidien]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//vie.gif" width="50" height="50" alt="" title="Mon petit quotidien" /><br/>En ce premier jour de 2012, je me dois de vous souhaiter à tous mes meilleurs vœux...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//vie.gif" width="50" height="50" alt="" title="Mon petit quotidien" /><br/><p>En ce premier jour de 2012, je me dois de vous souhaiter à tous mes meilleurs vœux!</p>
<p>Pour 2012 je vous souhaite une bonne crise, non pas une bonne récession mais un électrochoc, une prise de conscience qui nous permettra de revenir à un mode de vie plus sain et donc probablement plus simple.<br />
J&#8217;espère que cette année ira dans le sens du retour d&#8217;une société technologique à écologique ou plus exactement d&#8217;une société dans laquelle la technologie participera réellement au bien être des Hommes prônant le développement durable et intégrant pleinement la notion de vacuité qui ne signifie pas que tout est vide de sens, bien au contraire, mais que tout est vide d’existence propre et que par conséquent toutes choses sont interdépendantes. </p>
<p>Bon, tout ça ne se fera pas en un jour, ni même en une année  alors en attendant &#8220;Keep on smilling&#8221;.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/web-smilePlease.gif" alt="Ladakh 2011 helene colpin" align="middle" /><em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chilling-Skiu : réfléxions au clair de lune</title>
		<link>http://www.delhisjungle.com/2011/12/chilling-skiu-reflexions-au-clair-de-lune/</link>
		<comments>http://www.delhisjungle.com/2011/12/chilling-skiu-reflexions-au-clair-de-lune/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 18:21:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>helene</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le sous continent]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//culture.gif" width="50" height="50" alt="" title="Le sous continent" /><br/>Chacun des moments passés au Ladakh furent remarquables. Cependant s’il y en a bien un en particulier que je souhaite partager, c’est une balade entre Chilling et Skui., un aller-retour entre deux villages comme peuvent le faire régulièrement certains Ladakhis comme Khenrab.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//culture.gif" width="50" height="50" alt="" title="Le sous continent" /><br/><p><em>Rappel du contexte du voyage :<br />
Ancienne étudiante de l&#8217;ENSI de Bourges, j’ai suivi les étudiants de mon école d’ingénieur, membres de l’association « 5 sommets 5 continents » au Ladakh afin de participer à des missions de solidarité dans des villages touchés par les graves inondations de 2010.<br />
Après quelques jours à travailler à l&#8217;installation de panneaux solaires nous avions décidé d&#8217;aller rendre visite à nos amis travaillant sur le projet de Skiu.</em></p>
<p>Chacun des moments passés au Ladakh furent remarquables, la balade que nous avons effectué entre Chilling et Skui, un aller-retour entre deux villages comme peuvent le faire régulièrement certains Ladakhis comme Khenrab, en fait partie.<br />
En avance, enfin pas en retard, sur notre mission d’installation de panneaux solaires et ayant dépassé notre quota autorisé de trous béants dans les murs, Anne-Sophie, David et moi-même avons proposé à Khenrab de partir pour l’après-midi rendre visite à nos confrères de Skiu, eux aussi affairés à poser des panneaux solaires sur le toit du « community hall » du village. C’était là une bonne occasion de partager le peu du matériel de bricolage dont nous disposions. Il n’y a pas de Bricorama dans la vallée de la Marka, les Ladakhis vivent en autosuffisance et sont capables de tout faire avec ce que leur apporte leur environnement. On apprend donc vite à se débrouiller avec les moyens du bord et à marcher quelques heures pour échanger tant du matériel que de l’immatériel : les conseils, les expériences….<br />
Mais dans la vallée, marcher d’un village à un autre ne relève pas d’une affaire de quelques minutes, environ 3h de marche sont nécessaires… pour l’aller.<br />
Comme dans la culture Ladakhie la notion du temps qui passe est presque inexistante nous avons quitté Chilling sans empressement pour rejoindre à Skui en fin d’après-midi.<br />
<strong><br />
Auto-stop au Ladakh</strong><br />
La première partie du chemin, ne nécessite pas un sens de l’orientation aigu. Elle consiste simplement  à suivre le fleuve Zanskar pendant une grosse heure pour rejoindre le CABLE CAR (un mystérieux moyen de transport), à moins d’avoir la chance, comme nous, de croiser un véhicule acceptant de nous y déposer. La première partie de la route s’est donc effectuée au bord d’une route carrossable, les montagnes à notre droite et le fleuve en contre bas&#8230; à l’autre droite. On y croise presque personne, le prochain village étant à 3 heures de marche cela limite les rencontres fortuites. Seuls quelques ouvriers Biharis (état extrêmement pauvre du Nord de l’Inde qui fourni une grosse partie des ouvriers non qualifiés travaillant sur les routes à hauts risques de l’Himalaya) sont là pour en assurer la maintenance. Par chance, nous avons croisé un pickup ayant accepté de nous emmener jusqu’à &#8220;l’embarcadère&#8221; du cable-car, agrippés à la cargaison, cheveux dans le vent.<br />
Au Ladakh, faire du stop est très fréquent. Les ladakhis ont cette culture de l’entre-aide inculquée par le Boudhisme ainsi que part l’environnement particulier auquel ils sont excellemment bien adaptés.<br />
Je me souviens, du jour ou Anne-Sophie et moi avons quitté Chilling avant notre retour en France. Khenrab nous ramenait sur Leh, accompagné de Tashi dans sa petite voiture. Nous croisâmes deux jeunes touristes faisant du stop. Bien que la voiture était pleine, Khenrab s’arrêta pour saluer ces deux treckeurs et pour s’excuser de ne pouvoir les emmener. Encore un moment qui m’a surpris, moi l’occidentale qui ai l’habitude de croiser des auto-stoppeur mais que tout le monde ignore. Mais au Ladakh, les conditions de vie ont fait de la solidarité et l&#8217;entraide non pas un style de vie mais bien un mode de vie. L&#8217;individualisme n&#8217;existe pas, parler aux inconnus sans rien attendre en retour n&#8217;est pas considéré comme une perte de temps et l’individu n’y est pas une menace ou un concurrent dont il faut se méfier.</p>
<p><strong>Le cable car – l’aller</strong><br />
Pour rejoindre Skui, il était nécessaire de traverser le fleuve, cependant Eiffage n’ayant pas encore mis la main sur cette niche du marché Indien (pour ma plus grande satisfaction je dois l’avouer) et la traversée s’effectue avec les moyens du bord.<br />
Le « moyen du bord » ici n’est donc pas un pont (même pas un « pont de singe »), non pas d’un bateau (bien que de nombreux rafting déboulent en cette saison), non pas la nage mais ce fameux « CABLE CAR ».<br />
Lorsque l&#8217;on entend ce terme pour la première fois on s’imagine à Montmartre sur le funiculaire, Amelie Poulin gambadant en contrebas sur les mélodies de Yann Tiersen.<br />
Puis peu à peu des rumeurs, toutes plus inquiétantes les unes que les autres (:-)), se font entendre. Il s’agirait en fait d’une tyrolienne de fortune sur laquelle serait accrochée une toute petite caisse en bois. Pire ! Le sac d’un étudiant serait même tombé dans le Zanskar depuis celui-ci ! Notre version Ladakhi d’Amelie Poulain se transformerait donc en un mauvais remake à la « Indiana Johns ». </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/cablecar.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>Antoine s&#8217;éclate dans le cable-car</em></p>
<p>Mais intrépides comme nous sommes, nous avons donc pris place, un ou deux à la fois, dans la caissette.<br />
En journée des hommes sont présents sur les deux rives, une fois lancé on se retrouve pendus au milieu du tumultueux fleuve attendant que ces derniers nous tirent vers la rive, mieux vaut alors ne pas avoir le vertige. Les sacs biens accrochés sur les épaules, le plus gros danger est en fait de se cogner la tête à la poulie en sortant de « la cabine ».<br />
Arrivés à bon port nous avons repris notre marche pour encore deux bonnes heures au milieu de montagnes arides, dépourvu de toute végétation avant d’apercevoir au loin la verdure presque inespérée de l’oasis qu’est le village de Skiu.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/SKIU.gif" alt="Vue sur Skiu" align="middle" /><br /><em>Skiu, au loin </em></p>
<p>La balade se fait alors plus sportive, avec un petit col à passer et quelques pentes bien raides à gravir.<br />
Notre balade n&#8217;avait rien d&#8217;un treck pour sportif de haut niveau, cela dit mieux valait ne pas avoir le souffle trop court pour gravir ces collines sans finir exténués.</p>
<p>A mi-chemin le ciel se faisait de plus en plus menaçant, on avait l’impression que les nuages avaient entamé une course poursuite contre nous. A chaque fois que nous nous retournions, nous pouvions voir l’orage menaçant se rapprocher, le vent se renforçait faisant virevolter le sable et menaçant quelques éboulis de dévaler les pentes, nous évitions donc de marcher à flanc de montagne. Plus tard nos amis à Skui nous racontèrent qu’ils avaient pu observer l’orage et ses éclairs frappant les sommets environnants qui se mettaient alors à fumer.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/SKUIorage.gif" alt="Orage dans la marka vallée" align="middle" /><br /><em>Orage dans la Marka vallée</em></p>
<p>L’orage ne dura cependant pas très longtemps, et nous atteignîmes un village peu avant Skui, bien  content de retrouver un peu de verdure. Malheureusement suite à un bug de carte mémoire je n’ai que très peu de photo de ces villages à partager.<br />
Lors de la traversée de cette zone, chaque personne que nous croisions de près ou de loin nous saluait, les plus éloignés nous voyant arriver nous faisaient de grands signes nous invitant à les rejoindre pour un thé. Ne souhaitant pas arriver à Skiu trop tard nous nous vîmes contraints de refuser.<br />
Enfin arrivés à Skui, nous avons retrouvé nos amis, surpris, mais contents de nous voir là (aucun moyen de communication ne relie ces deux villages, ils n&#8217;étaient donc pas au courant de notre visite). </p>
<p><strong>Skui</strong><br />
Skiu est un tout petit village bien vert entouré de montagnes ocres.<br />
Il accueille quelque trekkeurs de passage dans ses « home stay », concept de B&#038;B à la ladakhi mis en place par Khenrab. Dans ce village, un luxe : la douche solaire, le seul moyen de se laver autrement qu’avec l’eau des ruisseaux de la vallée ! Ruisseaux et rivières d’ailleurs durement touchés par les inondations de 2010, nous pouvions encore voir les rochers déplacés par la crue et le lit de la rivière sans dessus-dessous.<br />
Nous n’y sommes restés qu’une ou deux heures car la nuit tombe tôt en Inde et nous ne voulions pas refaire la route de nuit même si cela ne stressait pas Khenrab le moins du monde. Nous avons donc repris la route et comme à l’aller, nous nous sommes vus proposer de nombreuses invitations à boire le thé. Malgré notre empressement d’avancer le plus vite possible, Khenrab nous proposa de nous arrêter chez une habitante qui nous offrit thé et biscuits secs, simples mais un régal lorsqu’ils ramollissent trempés dans le thé. Anne-Sophie fît alors comprendre à Khenrab qu’elle ne souhaitait pas que l’on s’éternise car la nuit tombait, s’en suit alors un intéressant échange de points de vue. </p>
<p><strong>La maitrise des risques - concept Ladakhi</strong><br />
Pour Anne-Sophie il paraissait dangereux de rentrer de nuit, les sentiers étant loin d’être balisés, et les éboulis fréquents (rassurez vous on était loin de risquer notre vie à chaque instant). Pour Khenrab le point de vue était bien différent. Pour lui pas de souci à se faire, non pas qu’il n’y avait aucun danger, mais, je le cite, s’il nous arrive quelque chose c’est que ça devait arriver on ne peut pas le contrôler alors à quoi bon s’en faire. Cela peut paraître la caricature faite d&#8217;un boudhiste par un occidental en mal de &#8220;zenitude&#8221; mais croyez moi il s&#8217;agit bien là de ses propos.</p>
<p>(je ne sais pas s’il avait conscience qu’il parlait là à des ingénieurs ayant choisis de se spécialiser en maitrise des risques… il remettait là en cause tout le concept de l’ENSI de Bourges école d’ingénieur spécialisée dans ce domaine). On pourrait alors penser que Khenrab n’est qu’un inconscient ayant toutes ses chances au casting de Jackass mais il n’en est rien. Je décrirais plutôt son état d’esprit comme le fait très bien Helena Norberg-Hodge dans un de ses livres :<br />
« Les ladakhis ont envers la vie et la mort une attitude qui semble reposer sur une compréhension intuitive de l’impermanence des choses auxquelles ils ne s’attachent donc pas. Au lieu de s’entêter à dire comment les choses devraient être, ils semblent avoir le bonheur de les accueillir telles qu’elles le sont » .</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/SKUIretour.gif" alt="" align="middle" /><br /><em>La nuit tombante</em></p>
<p><strong>Cable car – l’expérience de nuit</strong><br />
Notre empressement venait aussi du fait que nous souhaitions traverser la rivière avant la nuit, Khenrab nous ayant indiqué qu’il y avait assez peu de chance que nous trouvions des gens pour nous aider à la traverser de nuit.<br />
Malgré notre marche soutenue, nous n’atteignîmes le cable-car qu’à la nuit tombée ayant profité d’un couché de soleil surnaturel que l’on n’imagine ne voir que sur mars.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/SKIUmars.gif" alt="Le Ladakh et ses paysages marsiens" align="middle" /><br /><em>Le Ladakh et ses paysages marsiens</em></p>
<p>La nuit tombée, nous avions beau crier pour tenter de réveiller les ouvriers que nous supposions dormir dans une tente que nous apercevions, personne ne donna signe de vie.<br />
Nous réfléchîmes alors à la logistique à mettre en place pour permettre à chacun de traverser dans les meilleures conditions. Cela me rappelait le casse tête du choux, de la chèvre et du loup devant traverser la rivière, sauf qu’ici nous ne risquions pas de nous dévorer les uns les autres mais plutôt de rester bloqués faute de force dans les bras pour tirer la tirolienne.<br />
Khenrab, l’expérimenté, traversa donc en premier.<br />
Nous tirâmes ensuite le cable-car pour qu’il revienne sur notre rive. Mais celui-ci resta coincé en plein milieu de la rivière, Anne-Sophie David et moi avions beau tirer de toutes nos forces, il nous opposa une très forte résistance, il n’y avait aucun moyen de le faire revenir vers nous, et là c’est le drame ! Un caillou avait dû se coincer entre la poulie et le câble. D’autre part nous n’avions aucun moyen de communiquer avec Khenrab en raison de la distance il n’entendait pas ce que nous lui criions et ne pouvait nous faire parvenir ses instructions. Par chance un paysan accompagné de ses poneys approcha. Il nous aida et réussi à débloquer le cable-car. Anne-Sophie et moi embarquèrent alors. La traversée se passa bien grâce aux bras de Khenrab qui nous tirèrent vers le bord. Il ne restait plus que David, il suivit donc les instruction de Khenrab et se lança dans la traversée. Manque de bol, lui aussi resta bloqué en plein milieu et nos efforts pour le tirer vers nous restèrent vains. Peu motivé pour une nuit à la belle étoile au dessus du fleuve il fini par réussir à débloquer le cable-car et nous rejoignis sur la terre ferme.<br />
La pression du passage du cable-car redescendue il nous restait une heure de marche dans le noir pour rejoindre Chilling.</p>
<p><strong>Faut-il se méfier des « coup de lune » ?</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/SKIUlune.gif" alt="Orage dans la marka vallée" align="middle" /><br /><em>La lune notre meilleure alliée, photo prise à la tombée du jour</em></p>
<p>La nuit étant totale notre réflexe fût donc d’enfiler nos frontales et de les allumer à pleine puissance avant de nous rendre compte qu’elles n’étaient pas nécessaires. Nous pouvions en effet profiter d’un clair de lune incroyable. Les « rayons de la lune » si j’ose dire se reflétaient de parts et d’autres de la route sur les clairs flancs de montagnes nous entourant. Après quelques années de vie dans la métropole Lilloise et la mégalopole qu’est Delhi, on en arrive à oublier qu’il peut y avoir autant d’étoiles dans le ciel. Nous y voyions en fait plus clair sans les frontales et le fait de profiter d’une lumière naturelle rendait le moment encore plus magique.<br />
Les ingénieurs que nous sommes, nous demandâmes alors s’il était possible d’attraper des coups de lune tant sa lumière nous paraissait intense….<br />
Notre plus grand souhait aurait été d’apercevoir ses reflets de lune dans le regard d’un léopard des neiges, qu’il est possible de croiser à cette altitude. Mais nous n’avons pas eu cette chance.<br />
Nous marchâmes sans rencontrer âme qui vive, échangeant avec Khenrab. En cours de route Khenrab nous arrêta, l’oreille à l’affût. Il venait d’entendre des pierres dégringoler de la montagne, mais marchant à une distance de sécurité de celle-ci nous ne courrions aucun risque.<br />
Nous reprîmes tranquillement notre chemin avant d’apercevoir au loin Chilling, non pas ces lumière comme on pourrait l’imaginer à l’approche d’un hameau mais juste le profil familier des montagnes.</p>
<p>Nos hôtes nous accueillirent alors avec un frugale diner, se demandant certainement où nous étions passés et ayant sans doute abandonnés l’idée de nous avoir pour le dîner.</p>
<p><em><br />
Pour aller plus loin :<br />
Je vous invite à voir ou revoir le numéro d&#8217;Ushuaia nature &#8220;Le troisième pôle&#8221; qui a été tourné en 2004 au Ladakh et dans lequel on peut découvrir Khenrab traquant le fameux léopard.<br />
A mon retour du Ladakh on m&#8217;a offert ce DVD, je me suis alors souvenue avoir vue l&#8217;émission des années auparavant, rêvant à de pareilles aventures, pensant certainement à l&#8217;époque que tout cela m&#8217;était inaccessible, bien loin de mon village du Nord de la France. Je n&#8217;aurai certainement jamais pensé qu&#8217;un jour je rencontrerai ce protecteur des léopards des neiges, que je vivrais dans sa famille, que je travaillerai sur un de ses projets et surtout qu&#8217;il deviendrait un ami et l&#8217;une des personnes que j&#8217;estime le plus.<br />
Et pourtant avec de la chance, au grès des rencontres tout ça est bien arrivé.<br />
<strong>Tout ça pour dire : continuer de rêver!!!</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chilling ne m&#8217;a pas refroidit (Part 1)</title>
		<link>http://www.delhisjungle.com/2011/12/chilling-un-village-qui-ne-ma-pas-refroidit-part-1/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 14:19:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>helene</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mon petit quotidien]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//vie.gif" width="50" height="50" alt="" title="Mon petit quotidien" /><br/>Après déjà une petite semaine en Inde et quelques jours à découvrir la culture Ladakhi, l’heure était venue pour notre sympathique petit groupe de se séparer afin que chacun aille s’activer à la tâche dans l’un des quatre villages ciblés pas nos projets.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img src="http://www.delhisjungle.com/wp-content/uploads/icones//vie.gif" width="50" height="50" alt="" title="Mon petit quotidien" /><br/><p><strong>Rappel du contexte : </strong><br />
<em>Après déjà une petite semaine en Inde et quelques jours à découvrir la culture Ladakhi, l’heure était venue pour notre sympathique petit groupe de se séparer afin que chacun aille s’activer à la tâche dans l’un des quatre villages ciblés pas nos projets.<br />
Nous ne souffrions plus trop des effets de l’altitude, tête qui tourne, l’impression d’être fatiguée le réveil malgré de confortables nuits de sommeil&#8230; et étions dans une forme olympique.</em></p>
<p>Ce jeudi matin, le groupe se séparait donc en 4. Un groupe de 10 personnes se rendait à Domkhar pour travailler sur le projet « Canaux d’irrigation ».<br />
Un petit groupe composé de Michelle et Carine se rendait à Thorsti, un tout petit petit village, afin d’apprendre aux villageoises et villageois volontaires  la préparation de confitures d’abricots, seul fruit poussant, à foison certes, dans la vallée.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/thorti.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>L&#8217;inaccessible village de Thorti </em></p>
<p>Deux autres groupes, dont le mien, se rendaient à Skui et Chilling pour y installer des panneaux solaires alimentant une station de purification d’eau et permettant l’éclairage de la salle communale. </p>
<p>Je partais donc pour Chilling accompagnée de David (mais pas l&#8217;autre fameux David fera sont apparition dans notre aventure un peu plus tard) mais David un ancien étudiant de l’ENSI, promo 2001 et d’Anne-Sophie, promo 2010.<br />
Les confitures mises en pots, Michelle et Carine nous rejoindraient quelques jours plus tard.<br />
Jean-Marc et Mireille-Joséphine Guézénec (marraine de notre projet) étaient également du voyage à Chilling pour notre première journée sur place. Jean-Marc ne pouvait rester plus longtemps car il devait soutenir Alexandre, étudiant vice-président de l’association, dans son ascension victorieuse du mont KangYaste culminant à 6100m.</p>
<p><strong>Arrivée à Chilling</strong><br />
C’est à environ deux heures de route de Leh, après avoir passé le confluant de l’Indus et du Zangskar et remonté le cours du fleuve que l’on arrive à Chilling l’un des derniers villages de la vallée accessible par la route.<br />
Arrivés au village et descendant de la jeep nous pensions tous que le plus gros effort de la journée avait été de se battre contre la chaleur et le mal des transports en montagne. C’était sans compter « l’ascension » inattendue qui nous attendait sur une pente bien raide pour rejoindre le centre du village situé à flanc de colline.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/CHILLING3.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>Ciel d&#8217;orage sur Chilling</em></p>
<p> Descendant de la jeep, les 55 litres de mon sac à doc sur les épaules, j’ai naïvement refusé l’aide d’un habitant qui me proposait de le porter : première grossière erreur. La seconde erreur que je fis ce jour là fût de vouloir laisser mes pieds profiter de l’air Ladakhi dans mes tongs « made in New Delhi », il aurait été bien plus avisé de ne pas ranger les chaussures de rando pour le glissant petit effort qui nous était demandé.<br />
Nous qui nous croyons acclimatés nous nous sommes rendus compte qu’à 3500m d’altitude le physique ne suivait pas encore, même pour un effort qui pouvait paraitre si modeste.<br />
Arrivés haletants, et découragés pour certains, sur les hauteurs du village, nous l’avons traversé pour nous rendre dans la maison du frère de Khenrab, le déjeuné nous y attendant.</p>
<p><strong>La beauté de l’accueil Ladakhi.</strong><br />
A l’entrée de la maison,  nous avons été accueillis par le frère de Khenrab ainsi que d’autres villageoises. Ces derniers voyant arriver, marchèrent d’un pas déterminé vers nous, sourire radieux, clamant « Jullay » (qui signifie à la fois bonjour, bienvenu, merci…) à tout va, les bras tendus nous offrant la traditionnelle Katak, splendide écharpe de soie banche.<br />
 Pour ma première remise de katak, je dois avouer que mes yeux ont du paraitre brillants quelques minutes, et je n’étais pas la seule à avoir été touchée par ce moment, indescriptible, qui restera l’un des plus beau de mon séjour.</p>
<p>Vivre quelque chose comme ça pouvait s&#8217;apparenter à un rêve d’enfant ayant vu et revu et rerevu &#8220;Titin au Tibet&#8221;. Tout cela semblait presque irréel même si les villageois ne sont pas entrés en lévitation.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/tintin.jpg" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em></em></p>
<p>Remis de nos émotions, nous sommes montés dans la maison pour nous installer dans la pièce principale et y prendre notre repas.<br />
Nous étions tous assis sur de petites estrades disposées le long des murs en face desquelles se trouvaient des tables basses en bois, toutes colorées et faites de motifs tibétains. Face à nous se dressait une immense étagère sur laquelle étaient entreposés les ustensiles de cuisine de la famille. Cette dinette de luxe devait contenir assez de théières et récipients en tout genre pour édifier un banquet pour la vallée toute entière ! </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/CHILLING5.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>Traditionnelle cuisine Ladakhi</em></p>
<p>A la fin du repas nous eûmes le droit au traditionnel thé au beure rance ! Vous imaginez bien comme tout le monde l’attendait avec impatience. Chacun s’observait pour savoir qui aller oser goûter en premier. Au final, accompagné de petits gâteaux qui faisaient oublier son odeur, nous avons tous réussi à finir notre tasse! Nos hôtes n’ont cependant pas pu compter sur nous pour vider la théière, mais je crois que cela ne les étonna pas.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/CHILLING0.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>Tea time à Chilling</em></p>
<p>Le déjeuné pris, nous avons dit au revoir à nos amis partant pour le village de Skui et sommes allés nous installer dans nos chambres. </p>
<p><strong>Découverte de la maison</strong><br />
Anne Sophie et moi partagions la même mignonne petite chambre constituée de matelas posés à même le sol et toujours de ces petites tables colorées qui égailleraient même les endroits les plus mornes.<br />
Bien sur, pas d’électricité dans cette maison comme partout dans le village si ce n’est celle fournie par les panneaux solaires. La lumière pouvait seulement être allumée dans notre chambre quelques heures, le soir. Il fallait pour cela nouer entre eux deux fils électriques pendouillant du plafond, « indian style » quoi…<br />
Nous sommes restées deux nuits dans cette maison avant de déménager rejoindre David dans une autre maison du village, forcé de quitter les lieux par l’arrivée d’un autre David (dont je vais arrêter de parler sur ce blog <img src='http://www.delhisjungle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> ). </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/CHILLING2.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>Notre maison</em></p>
<p>Notre nouvelle chambre se situait sur le toit. Faite de baies vitrées elle était bien plus lumineuse, elle nous permettait de dormir à la belle étoile tout en étant bien au chaud ! Le matin j’étais réveillée par deux choses : le soleil qui venait dès 7h me chauffer le visage et par les meuglements du mini-yack qui déambulait dans le village, nous entendions également les voix et rires des femmes travaillant aux champs dès le levé du soleil pour profiter de la relative fraicheur du matin. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/CHILLING1.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>Le travail des champs</em></p>
<p>Quand j’ouvrais les yeux je pouvais voir les rayons du soleil éclairer les sommets des montagnes environnantes. Au fil des jours je parvenais presque à deviner l’heure en me fiant aux ombres que les montagnes faisaient les unes sur les autres en fonction du trajet du soleil dans le ciel. Une méthode à l’ancienne qui a fait ses preuves :). Bref, la simplicité, le bonheur. </p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 2px solid #7b1755;" src="http://www.delhisjungle.com/photos/CHILLING4.gif" alt="Vue sur Chilling" align="middle" /><br /><em>Splendeur du matin</em></p>
<p><strong>Chilling by night</strong><br />
Pour en revenir sur nos nuits et soirées étoilées, celles-ci commençaient en général assez tôt. En Inde le soleil se couche avec les poules (à moins que ce soit le contraire <img src='http://www.delhisjungle.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> ) et je ne crois pas me tromper en disant qu’à 19h il faisait nuit pleine. De ce fait,  n’ayant pas d’électricité, si ce n’est une petite lampe solaire qui pouvait nous éclairer quelques dizaines de minutes pour compléter la luminosité offerte par la lune, nous passions nos soirées à discuter dans le noir ou à bouquiner à la frontale avant de nous coucher à une heure tellement indécente que je ne la citerai pas.<br />
Une de nos soirées a cependant été particulièrement animée et à beaucoup fait rire nos hôtes.<br />
Alors que nous discutions tranquillement, Anne-Sophie vit surgir une énorme araignée ! La panique s’emparant de nous nous sommes mis à jouer au chat et la souris avec elle courant partout dans la chambre, remuant  toutes nos affaires, essayant de l’écraser pour qu’elle n’aille pas se cacher dans l’un de nos sacs de couchage.<br />
Intriguée par ce vacarme, notre hôte monta jusqu’à notre chambre pour s’assurer qu’il n’y avait pas de problème. Après lui avoir ouvrit notre porte lui montrâmes du doigt l’énorme araignée qui jouait avec nos nerfs, elle se mit à rigoler, nous observa encore quelques instants et partie chercher un jeune garçon parlant anglais afin qu’il nous explique que cet insecte était des plus inoffensifs. Il devait croire qu’il n’y en avait pas en France. Il nous proposa même de nous loger dans une autre chambre laissant moins la porte ouverte aux bestioles en tout genre. Mais attachés à notre vue magique nous sommes y sommes restés.<br />
De mon côté, outre le fait de paraitre ridicule, j’avais peur qu’elle nous prenne pour de barbare s’en prenant à une toute petite bête (enfin petite c’est relative !) et n’ayant rien compris aux préceptes Bouddhistes.</p>
<p>La suite de nos aventures à Chilling et bien d&#8217;autres dans un prochain article.</p>
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